La crise sous toutes ses formes : Du petit au grand écran

Cela fait un bout de temps qu’il n’y a pas eu de nouvelle entrée sur le blog, avec la nouvelle année, les nouvelles résolutions. BetaSeries souhaite de bonnes fêtes à tous ses membres (et aux non-membres aussi) et une très bonne année remplie de séries.

Pour changer un peu, je vous propose de parler séries, mais également cinéma. Pour les fans, voir sa série portée à l’écran relève d’une haute récompense. C’est quelque part, la consécration de la réussite, de la qualité de la série. Dans une autre optique, le cinéma étant en manque d’inspiration perpétuel, il ne se gêne pas pour puiser dans les ressources télévisuelles.

Récemment sur les écrans français est sorti le film de la série The Inbetweeners (titré « Les Boloss » en français), qui conclut les aventures de ces trois lycées venant d’un quartier urbain de Londres. Avec ce film, on peut vraiment voir la différence entre les buveurs de thé et les mangeurs de grenouille. Un humour qu’on ne semble pas toujours partager visiblement, vu que le film fait un petit flop chez nous alors qu’il a fait un carton outre-Manche se retrouvant au top des box-offices comme le déclame la publicité. Dès le départ, le ton est donné, on va retrouver les mêmes blagues que la série, l’humour un peu lourdaud de ces petits jeunes, la découverte du sexe et mine de rien, un petit voyage initiatique moderne. C’est vraiment chacun ses goûts, j’ai trouvé qu’ils avaient réussi à ne pas être trop vulgaires pour une fois et que le format film n’était pas décevant. Ils ont réussi à garder un rythme assez sympa, le début est peut-être un peu lent mais le trip arrive bien assez tôt. Après, il y a parfois une couche de trop… mais ce n’est que pour accentuer le côté « boloss ». Pour la petite anecdote, l’actrice qui joue Carli est la vraie fille d’Anthony Head qui joue le père de Will.

Sinon, il y a aussi eu Mission Impossible (4) : Ghost Protocol. Okay, c’est surtout la suite de la franchise, mais c’était bien une série au tout début. Qui a duré un bout de temps, vu qu’elle a fait sept saisons. Qu’est-ce qui explique le fait que ces « vieilles » séries d’action sont celles qui sont les plus prisées pour les adaptations ?

Les années 60-70 ont vu fleurir un florilège de séries d’action comédie à la Starsky et Hutch, Drôles de Dames etc. Ces séries sont les plus susceptibles d’être adaptées car elles bénéficient d’un large public dès l’origine et ont eu assez de prestige pour que la nouvelle génération connaisse. Puis, les quelques décennies qui ont passé ont laissé le temps aux gens d’éprouver un plaisir à retrouver leurs personnages favoris et surtout une nette amélioration des techniques qui vont permettre une remise au goût du jour. Enfin, ça n’empêche pas quelques flops, comme l’Agence tous Risques ou encore en France, on a eu droit à l’adaptation des Brigades du Tigre, les Chevaliers du Ciel où les deux séries étaient largement appréciées tandis que les films ont été largement décriés pour leur manque de charme. Tandis que les œuvres originales étaient connues pour la qualité de leurs scénarios, l’intelligence des enquêtes, les films se retrouvent pseudo-intelligents, et mal adaptés à l’époque en essayant justement de respecter l’époque.

On peut voir un effet assez « commercial » aussi. Par exemple, le fait d’intégrer des acteurs issus de la réalité. L’exemple le plus probant, est le succès surprise du film des Schtroumps de cet été, dont le casting n’est composé que d’acteurs de séries. Neil Patrick Harris-Stinson (How I Met Your Mother), Jayma Mays (Glee), Hank Azaria (Free Agents), Sofia Vergara (Modern Family), NPH est devenu l’un des acteurs les plus bankables du petit écran en quelques années. Non seulement il crève la scène sur grand écran et attire sa fanbase, mais également sur les planches. Le côté multitâche de ces acteurs nous fait vraiment rêver. Ainsi, Harris a mené la troupe de Company dans la comédie musicale de Stephen Colbert, où il a pu collaborer avec Martha Plimpton (Raising Hope), Christina Hendricks (Mad Men), Katie Finneran (I Hate My Teenage Daughter), Jon Cryer (Two and a Half Men), j’en passe et pas des moindres. S’ils ne sont pas aussi bankables, ils deviennent en tout cas omniprésents. Son collègue de HIMYM, Jason Segel, n’a pas moins de 10 films à son actif depuis l’envol de la série, dont plusieurs où il est le héros. Ils restent pourtant loin des statuts de super stars de certains acteurs de cinéma, mais pourtant, leur nom est à coup sûr dans les mémoires. Mais ils ne sont pas cantonnés à un art, pour notre plus grand bonheur. Une autre activité fréquente est le doublage de dessins animés, films d’animation. Certes, nos versions françaises ne rendent pas justice à ce fait, même si de plus en plus d’acteurs français connus s’y mettent.

Cet échange de bons procédés est bénéfique aux deux systèmes. Les acteurs du petit écran sont aussi populaires, si ce n’est plus, que certains acteurs de cinéma, mais surtout, leur cachet est moindre. C’est pour ça qu’on voit l’inverse, des acteurs du grand écran qui tournent pour la télévision de plus en plus, car ils sont devenus trop chers pour l’industrie. De plus, les réalisateurs eux-mêmes passent au petit écran. On l’a vu avec Boardwalk Empire, Falling Skies ou Terra Nova (le premier seulement pouvant être qualifié de réussite…). On attend avec impatience le Luck de Michael Mann dont le pre-air semble avoir satisfait les spectateurs. Si ça devient une habitude, on ne va pas s’en plaindre. Mais comme toujours, les épisodes des séries ne sont pas dirigés toujours pas le même réalisateur, donc si Scorcese a dirigé le premier épisode de Boardwalk Empire, la suite n’est pas toujours de sa caméra, même si la campagne publicitaire autour a été tellement énorme qu’on l’oublie parfois. En tout cas, le développement des séries par de grands réalisateurs sera certainement privilégié sur le câble, ils ont plus de marge de manœuvre, une plus grande créativité.

La consécration au cinéma d’une série est tout de même un petit jackpot. Sex and the City a engrangé un petit paquet de dollars qui a rendu à le rendre bénéficiaire dès sa première semaine d’exploitation quasiment, ce qui a donné l’opportunité de sortir un second opus. Pourtant, les histoires sont beaucoup moins travaillées que dans la série, et le format film fait traîner en longueur… Quid du potentiel troisième opus ? Ce serait théoriquement un préquel, avec un casting totalement différent, encore une histoire de gros sous.

Et comment ne pas parler de Firefly, et de sa conclusion en film Serenity ? Si le film n’a pas été rentabilisé, il a quand même vu le jour grâce à la persévérance des fans. C’est donc une belle manière de conclure la série qui n’avait pas eu droit à une fin. Le film se veut indépendant (un stand alone d’1h50 en fait, qui apporterait quelques réponses à la série), comme la plupart des films de conclusions. C’est aussi l’un des exemples les plus « beaux » de ce genre. Série annulée, des années de péripéties et de lutte, un film qui réussit à voir le jour… On attendra avec impatience les nouveaux épisodes et le film de conclusion d’Arrested Development qui a bénéficié du même sort ! On ne sait pas, mais ça arrive…

Publié dans Non classé | 14 commentaires

(Concours) BetaSeries sur SubsMarine pour Mac OS X

Certains d’entre vous connaissent déjà SubsMarine car il rend de fiers services à tous les sérievores que nous sommes. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, voici un petit résumé de toutes les fonctions du logiciel Mac :

  • Scanne les fichiers vidéo : SubsMarine peut chercher les fichiers vidéo dans votre ordinateur, dans les répertoires que vous spécifiez. Si vous gardez toujours vos vidéos dans le même répertoire, vous pouvez indiquer à SubsMarine de chercher automatiquement ce répertoire.
  • Trouve des sous-titres : SubsMarine se connecte aux services de sous-titres les plus populaires et retrouvent les meilleurs sous-titres correspondant, qui seront automatiquement sélectionnés pour le téléchargement.
  • Télécharge les sous-titres : Une fois que vous être prêt, SubsMarine téléchargera pour vous les fichiers de sous-titres que vous avez sélectionnés. SubsMarine peut même télécharger plusieurs sous-titres pour la même vidéo, au cas où vous ne soyez pas sûr de la meilleure version.
  • Dans votre langue : SubsMarine est disponible en français, et vous pouvez choisir dans quelles langues vous souhaitez vos sous-titres (Si vous souhaitez participer à la traduction du logiciel, c’est possible ici).

 

Et si je parle aujourd’hui de SubsMarine, c’est parce que depuis le début de la semaine, SubsMarine a intégré BetaSeries dans ses services de sous-titres. Vous pouvez donc retrouver tous les sous-titres de qualité en indiquant votre compte dans les préférences.

La configuration de votre compte est prise en considération lorsque SubsMarine cherche des sous-titres, ainsi, si vous n’avez sélectionné que certaines sources ou langues, vous n’aurez que ces résultats et pas les autres.

Et pour fêter cette mise à jour, BetaSeries vous offre 5 licences à gagner !

Mise à jour, Voici la liste des gagnants :

  • Commentaire #44, Cameron
  • Commentaire #1, chollier
  • Commentaire #23, oxie
  • Commentaire #7, DoubleYo
  • Commentaire #29, Arck0s (réattribuée au commentaire #40, alexx)

Et si vous ne gagnez pas au concours, SubsMarine est vendu au prix de $6.99 sur le site de l’auteur. Vous pouvez aussi l’essayer pendant 15 jours avec la version d’essai.

PS : J’ai fait la découverte hier de SubFinder qui permet de rajouter un lien dans le menu contextuel de Mac OS X, pour chercher des sous-titres automatiquement. SubFinder est gratuit et téléchargeable ici. Le projet n’est plus maintenu, si des développeurs ont envie de le reprendre et l’améliorer, ça se passe sur GitHub.

Publié dans Applications | 57 commentaires

Testez les séries britanniques…

Si les séries américaines ont longtemps dominé le monde du petit écran, avec leurs formats bien définis, leur nombre d’épisodes similaires, leurs fins de saison haletantes, leurs cliffhanger, leurs cross-over, leurs acteurs bien payés…, elles ne sont aujourd’hui plus les seules à s’attirer une audience devenue mondiale grâce à l’avènement du web. Ses petites sœurs anglaises n’ont en effet rien à leur envier. Petit tour d’horizon du sujet…

Habitué des séries américaines, consommateur boulimique, je suis un jour tombé sur une série bien à part, que j’ai tellement apprécié, que je l’ai prise pour une autre séries à succès américaine. Eh bien non, grosse erreur, car la série était tout simplement… britannique ! Ce premier opus extraterrestre dans mon petit monde édulcoré à l’américaine s’appelait “Six Sexy”. Une sorte de Friends britannique, en plus mature (les protagonistes sont plus âgés), mais tout aussi décalé, et très délectant à regarder. Bien entendu, je me suis empressé de dévorer ces 3 saisons et … 12 épisodes !

Eh oui, c’est là que la machine se différencie. Car quand les séries américaines comptent 18 à 24 épisodes par saison, leurs petites sœurs britanniques en comptent rarement plus de 4 à 6, voire 12 en cas de gros succès. D’autre part, là où le rythme des saisons est bien rodé, les séries britanniques (souvent issues de la BBC) n’ont, pour ainsi dire pas de rythme. Diffusées sans réel calendrier, sautant parfois une année entre 2 saisons, elles ne sont malheureusement pas connues pour leur ponctualité. Ce qui n’empêche pas pour autant la qualité d’être au rendez-vous…

Prenons par exemple la série “Wallander”, basée sur les romans d’Henning Mankell, qui s’est offert le luxe d’engager Kenneth Branagh pour tenir le rôle principal. A l’arrivée, on obtient un beau coup médiatique qui a assuré à la série une audience record pour ses premières diffusions. Et même si au final elle ne compte que 6 épisodes, elle n’a rien à envier de par ses qualités à ses voisines US. Le hic, c’est que malgré l’absence de nouveaux épisodes depuis 3 ans à présent, elle reste toujours officiellement « en production ».

Le format 3 épisodes par saison pour l’adaptation d’un roman semble être une formule payant. La preuve en est avec l’excellente série Sherlock (également diffusée par la BBC), basée sur le célèbre personnage de Conan Doyle. 6 épisodes sur 2 ans, ça peut paraitre peu, même si chaque épisode a tendance à dépasser les 1h30. La saison 2 est cependant déjà en tournage et devrait être diffusée à l’orée 2012.

Arrivé à ce niveau de lecture de l’article, certains d’entre vous se diront surement que les britanniques ne sont bons qu’à adopter des romans en série, ne laissant du coup que peu de place à la création scénaristique.

Que nenni ! Prenons par exemple la série Luther (encore une production de la BBC oui, je sais !) qui suit un flic borderline au possible, le tout dépeint dans une Angleterre loin des clichés, où la noirceur des situations fait froid dans le dos, et où les personnages sont plus flippants que n’importe quel zombie de The Walking Dead, car eux, finalement, ils existent peut être…

Dans un registre similaire mais plus science fiction, on pourrait citer Misfits. Car déjà, la série n’est pas produite par la BBC mais par la (petite) chaîne E4. Et que si les pouvoirs des personnages sont fictifs, l’action elle, est ancrée dans une banlieue anglaise toute bétonnée, dont l’aspect lui, est loin d’être fictif. Et c’est d’ailleurs sans doute cet ancrage qui a fait le succès de cette série.

Après, on trouve également les séries qui ont dépassé les 12 épisodes par saison, et dont le rythme et le suivi entre chaque épisode tend à se rapprocher du concept américain. On a ainsi pu découvrir Survivors, un revival d’une série des années 70, qui s’est offert 2 saisons sur la BBC et 12 épisodes. dans un registre plus actuel, on trouve l’excellente série Merlin qui attaque déjà sa cinquième saison et approche les 40 épisodes. Un record pour une série britannique, qui plus est dont le tournage se déroule en France. On y voit même apparaitre l’acteur américain Anthony Stewart Head, l’ancien célèbre bibliothécaire et aide de camp de Buffy.

Bien entendu, ce n’est qu’une première approche des séries britanniques et des qualités qu’elles ont su montrer. Mais cet article ne serait pas complet si je ne citais pas les têtes de gondole de nos voisins, tel que le Doctor Who qui attaque sa sixième saison, ou encore Torchwood, tellement remarquée que beaucoup pensent encore qu’il s’agit d’une série US.

En conclusion, vous avez le choix si vous voulez sortir des séries américains trop formatées et vous offrir un point de vue différent. Et si vous souhaitez la création d’une page spéciale dédiée aux séries britanniques sur BetaSeries, alors n’hésitez pas à le faire savoir dans vos commentaires :-)

Publié dans Articles | 75 commentaires

Nouvel horizon : Récap de la rentrée

Nous sommes déjà à la mi-octobre, les nouvelles séries ont déjà eu pour la plupart un petit mois de vie derrière elles. Assez longtemps pour que certaines meurent déjà… C’est l’occasion de faire un petit retour en arrière pour donner quelques idées de séries à commencer, ou au contraire à oublier.

Démarrons avec les séries annulées :

The Playboy Club : Décision que j’ai personnellement trouvé dommage, mais hélas plus que prévisible. L’histoire romancée de l’avant-gardiste Playboy Club de Hugh Hefner qui avait gardé ses portes ouvertes pendant plus de 25 ans n’aura pas réussi à la télévision. NBC l’annule après seulement trois épisodes diffusés et la place en première série annulée. Largement décriée par le PTC (Parents Television Council, un groupe de pression conservateur), la série se retrouvait méprisée malgré un sujet original. Certes, le premier épisode n’était pas des mieux réussis, pourtant, le deuxième relevait le niveau en se focalisant sur différents sujets tels que la politique, la morale, la société. Après, est-ce que vraiment la femme était piétinée et que c’était une éloge de la dépravation ? J’en doute fort… il y avait une certaine élégance dans tout ça. Et puis l’ambiance, la musique… la malédiction Eddie Cibrian a encore frappé. Très déçue par cette annulation, il y a bien pire à l’écran qui est diffusé.

 

Free Agents : Un remake d’une série britannique qui n’aura pas tenu très longtemps… Dommage, pour une fois qu’on avait une comédie avec de l’humour un peu plus adulte, donc un peu plus subtil peut-être, à tel point que le public américain n’a pas été emballé. Pour ma part, j’avais apprécié qu’Anthony Stewart Head ait gardé son rôle d’origine, et le couple principal, joué par des éternels seconds (Hank Azaria et Kathryn Hahn) qui se retrouvaient enfin propulsés au premier rang, était attachant.

 

H8R : Plus une émission de télé-réalité qu’une série, H8R avait fait couler beaucoup d’encre avec son concept, Mario Lopez faisait confronter deux stars qui notoirement ne s’appréciaient pas… C’est le public qui n’a pas apprécié puisque pour une émission lead-in (devant America’s Next Top Models) les audiences étaient très basses.

 

How To Be A Gentleman : Chez CBS cette fois-ci, c’est leur nouvelle sitcom qui a été rapidement annulée. Les deux acteurs principaux n’étaient pas mauvais, les personnages secondaires encore moins, c’était juste le concept qui manquait un peu de piment, deux mondes différents qui se rencontrent, le choc a été rude mais surtout un peu incompatible. J’ai eu du mal à comprendre l’humour, du coup, il y avait beaucoup de lourdeurs. Ce n’était juste pas drôle… Pas de regret en tous cas !

 

Charlie’s Angels : Pardon d’avance, mais laissez-moi rigoler. Voilà. A la base, un remake du film n’est pas une si mauvaise idée. Ça promettait du fun, de la légèreté, des filles, de l’action, et au final qu’est-ce qu’on récolte ? Du cheap. Même les filles sont cheap (pardon Minka Kelly), et c’est triste à voir. La soi-disante action fait à peine sourciller. Après, peut-être que les actrices du film (Cameron Diaz, Drew Barrymore et Lucy Liu) ont tellement marqué les mémoires que celles de la série semblent juste ternes. Mais, même les drôles de dames me paraissent plus vives que les trois actuelles… Dire que Canal+ a déjà acheté les droits de diffusion… encore une série qu’on ne verra jamais !

 

Passons à celles qui sont déjà assurées d’avoir une saison entière :

Up All Night : Alors que Free Agents est annulée, on a une comédie classique, qu’on regarde parce qu’il y a Will Arnett (Arrested Development), Christina Applegate (Samantha Who?) et Maya Rudolph (Saturday Night Live), mais qui est beaucoup moins drôle, qui est renouvelée. C’est un risque pris par NBC puisque l’audience n’est pas non plus spectaculaire à suivre ce couple fraîchement parent, dont la femme a repris son travail tandis que le mari sert de père au foyer. A côté, il y a la bonne copine un peu fofolle irresponsable, qui va apporter une touche extérieure à la parenté. Ils espèrent faire jouer le potentiel caché (où, on ne sait pas…) et garder son public actuel.

 

Whitney : Un couple, non-marié malgré la pression de leur entourage veut résister à ce sacrement. Postulat de départ qui ne semble pas extraordinaire, mais une recette qui marche quand même puisque la série a été confirmée pour une saison entière. L’actrice principale, Whitney Cummings, co-produit cette série mais également 2 Broke Girls. C’est assez divertissant malgré tout, les déboires habituels mais souvent inavoués chez les couples qui entretiennent une routine monotone.

 

2 Broke Girls : Cette année en matière de comique on est plutôt comblé. La diffusion de 2 Broke Girls suit l’épisode de Two And A Half Men et a pu ainsi bénéficier des spectateurs de son lead-in ce qui la place au rang de deuxième série la plus regarder de CBS. Kat Dennings et Beth Behrs n’ont donc plus rien à craindre, elles auront un job pour la saison entière. Les deux héroïnes fauchées auront donc su nous faire rire. L’humour est assez classique, on a d’un côté la milliardaire qui se retrouve fauchée sans rien savoir de la réalité des choses, et de l’autre la fille pauvre qui a toujours su se débrouiller. Une petite particularité cependant, la « cagnotte » de fin d’épisode qui donne un objectif à la série, à savoir récolter 250 000 $ pour pouvoir ouvrir leur propre magasin de cupcakes. Une fois la machine bien huilée, j’ai l’espoir que l’humour sera encore plus naturel que maintenant.

 

New Girl : On continue chez les séries de girl power, c’est la sitcom avec Zooey Deschanel qui a tiré le gros lot. La série la plus regardée de la FOX, 22 épisodes ont été commandés. Les critiques s’accordent à dire que Deschanel a un rôle sur mesure qui lui correspond. J’émets toutefois un petit bémol, n’en fait-elle pas justement un petit peu trop ? Les guest stars vont s’enchaîner, on aura vu Katie Cassidy (Melrose Place 2.0) puis bientôt Lake Bell (Children’s Hospital) ou encore Justin Long… En tout cas, les colocataires de Jess doivent être ravis de l’avoir accueillie !

 

Ringer : Le retour de Sarah Michelle Gellar (Buffy) sera au moins assuré d’avoir une saison entière de 22 épisodes. Une seconde ? Rien n’est moins sûr… Pour les fans de SMG, ils ont déjà leur raison de regarder la série, mais quid des autres ? Déjà, le casting est loin d’être composé de débutants, et il y en a qu’on est ravis de retrouver aussi (Kristoffer Polaha de Life UneXpected par exemple). Ringer est décrite comme une série à suspens, assez sombre et complexe par rapport à une série de la CW. Après, on peut y voir un thriller haletant pour un public jeune, ou bien une série à suspens pour les plus âgés. La narration est un peu décousue, on ne saisit pas tout. Il reste que l’histoire de départ est déjà tirée par les cheveux…

 

Hart Of Dixie : En fait, chez la CW, peu importe l’audience, ils renouvellent. Rachel Bilson en blouse de médecin, dans un drama pas original pour un sou, où tout le monde se retrouve à ses pieds comme d’habitude, dans un environnement idyllique de jeunes beaux et riches. On se rappelle de la collaboration Schwartz/Bilson sur The O.C, on espère un avenir aussi brillant. Ils ont quand même su attirer plus de gens que Gossip Girl qui inexorablement se dirige vers sa chute… Au final, elle peut être un guilty pleasure qui fait passer le temps.

 

The Secret Circle : La troisième nouveauté et le troisième renouvellement de CW. Ça baisse un peu depuis le dernier épisode, mais sinon l’audience n’est pas terrible vu qu’elle profite du lead-in de Vampire Diaries. L’adaptation de l’œuvre de L.J. Smith est très semblable à son aînée, puisqu’on y retrouve des histoires de magie, de sorcières, et de jeunes adolescents (beaux ou pas) avec des secrets ancestraux. Britt Robertson (Life UneXpected) en héroïne est plausible, Thomas Dekker (The Sarah Connor Chronicles) en chevalier servant fait très sérieux (amha il n’est jamais plus convaincant que dans le rôle d’un gay comme dans le film Kaboom mais bon…), mais l’heureux casting est sûrement Gale Harold (Queer as Folk) qui joue les méchants charismatiques comme pas deux.

 

Suburgatory : Rose. C’est un peu le premier mot qui m’est venu à l’esprit en regardant le premier épisode de Suburgatory. Alan Tudyk (Firefly) dans un slip rose est la phrase qui m’est restée. La vie en banlieue riche, racontée par une jeune citadine qui débarque, c’est plutôt drôle. Surtout quand les personnages sont des plus déjantés et que les clichés croulent. C’est frais, superficiel, critique, tout ce qu’il faut pour nous faire rire.

 

Revenge : Tous les ingrédients du drama sont réunis pour former cette série. Une famille qui cache de lourds secrets, une histoire de vengeance, des allégeances qui se créent et se défont, une héroïne sensible mais avec un fort caractère, une touche d’exotisme. Alors oui, c’est adapté du roman « Le Comte de Monte-Cristo » de Dumas, et c’est retranscrit d’un point de vue féminin. J’ignore si vous avez lu le livre, mais je trouve que c’est un bel affront à faire retourner Dumas dans sa tombe ! Déjà, bienvenue aux Hamptons, et accueillez la fille reniée qui prend une nouvelle identité… Emily VanCamp (Brothers and Sisters) revient jouer les troubles-fêtes des réunions familiales.

Voilà du côté qui ont eu de la chance, celles qui naviguent entre deux eaux sont encore nombreuses !

Unforgettable : On n’a pas oublié Poppy Montgmory (FBI : Portés Disparus) ni Dylan Walsh (Nip/Tuck) et les voir ensemble était une idée attirante. Encore aurait-il fallu une série où il se passe quelque chose… Les mauvais jeux de mots tombent, on a très vite oublié la série. Son don de mémoire mnémonique ou plus couramment photographique lui permet de compter les cartes au black-jack. Une énième histoire de rédemption, saupoudrée de tension sexuelle entre l’héroïne et son partenaire (qui n’est autre que son ex) qui lasse très rapidement.

 

Person of Interest : Encore une série policière. Originale ou pas, telle est la question. Créée par J.J. Abrams (deux séries cette saison avec Alcatraz, il ne chôme pas) et Jonathan Nolan (co-scénariste de The Dark Knight) L’avantage est sans doute les deux acteurs principaux. Jim Caviezel (The Prisonner) joue les tueurs à gages reconvertis avec brio (même s’il est toujours aussi monoexpressif) tandis que Michael Emerson (de Lost et d’ailleurs je trouve que son rôle ressemble énormément à celui de Ben dans une certaine mesure) son rôle de grand manitou mystérieux faiseur du monde qui a inventé une machine à détecter la criminalité.

 

Pan Am : Très bonne surprise de la rentrée, l’ambiance des 60s, les hôtesses de l’air de la Pan American Airways (ça vous rappelle Attrape-moi si tu peux ?), les différentes villes, l’histoire pas trop cruche, Christina Ricci (Ally McBeal), la musique, une pure française canadienne. Bref, des personnages attachants sur une histoire qui reste intrigante. Donc au final, c’est divertissant, pour le moment les histoires de cœur tiennent plus de place que les divers secrets, mais ça se met petit à petit en place.

 

A Gifted Man : Patrick Wilson qui voit le fantôme de son ex-femme. Why not ? Le premier épisode était lent, touchant mais pas fascinant. Il n’a pas ce plus qui en fait une série spéciale. En essayant de normaliser ce qui lui arrive, au final il n’y a plus rien de spécial. Le casting est quand même bon, Jennifer Ehle (Orgueils et Préjugés), Julie Benz (Dexter), mais ça n’enlève pas le goût d’inachevé qui plane après le visionnage.

 

Terra Nova : Suis-je la seule à être déçue ? On nous avait vendu cette série comme brillant par ses effets spéciaux, une histoire hors du commun dans un monde incroyable. Au final, on a l’impression de voir quelques décors en carton, une histoire niaise à souhait, aucun personnage charismatique, et surtout pas de fil conducteur. Du coup, on débarque dans un monde où on aimerait voir plus de dinosaures, et surtout une série qui va vers quelque part. Si toute la saison se fait en stand-alone, j’ai bien peur de décrocher… Puis même au niveau technologique, ça n’en jette pas… Stephen Lang a exactement le même rôle que dans Avatar au fusil près, Jason O’Mara était dix fois mieux dans Life on Mars (US) et Shelley Conn manque carrément de charme comme dans Mistresses. Enfin, on a eu droit à la petite touche britannique. J’espère que pour le prix d’investissement, la série rapportera un petit peu quand même…

 

Homeland : Nouvelle série de Showtime, le rythme et l’intrigue sont appréciables. Enfin une nouvelle série feuilletonante ! Bien écrit, on est happés par l’histoire du retour d’un soldat disparu en Irak depuis huit ans (Damian Lewis de Life) qui se retrouve suspecté de revers de veste par une enquêtrice du FBI (Claire Danes qui revient à ses premiers amours, on se souvient d’Angela, 15 ans). Complote-t-il contre les Etats-Unis d’Amérique ? L’un des intérêts est qu’on ne sait pas vraiment le fin mot de l’histoire, quelle est la part de vérité ? En parallèle de l’enquête, il y a la famille du sergent Brody, sa femme (interprétée par Morena Baccarin, Firefly, qui j’espère aura plus de change après l’annulation de V…), ses enfants, qui se retrouvent dans une routine inhabituelle.

 

American Horror Story : Le duo de réalisateurs/producteurs Murphy/Falchuk (Nip/Tuck) revient sur FX pour une nouvelle série. Départ classique, un couple traversant des problèmes va emménager dans une maison où les précédents propriétaires se sont tués. On retrouve la psychologie tordue de Murphy, les hallucinations, la tension sexuelle, une ambiance un peu malsaine. Ça m’a un peu rappelé le film Running With Scissors mais en plus fantastique. Dylan McDermott (Dark Blue) a bien ce côté sombre nécessaire au personnage principal, les autres acteurs ne sont pas en reste. C’est assez captivant au final.

 

Enlightened : Le côté positif, l’émotion qui dégage du personnage d’Amy jouée par Laura Dern. Le négatif, c’est la platitude des choses. C’est une série très humaine, qui va suivre la nouvelle vision du monde par les yeux d’une Amy qui de businesswoman stressée par son boulot va devenir une hippie zen. Pour une série de HBO, on retrouve le réalisme de la vie, on se contente de ce qui arrive car on sait qu’au bout il y aura un but.

 

Last Man Standing : Comment dire… Tim Allen essaye d’être à la mode du jour, une sitcom avec des références, jouer son âge, être comme tout le monde, mais hélas ça ne fait pas trop rire… On dirait plus une apologie de son être entouré de la gente féminine. Ses enfants et sa femme sont assez originales en plus, et méritent amplement d’être plus exploitées (non pas par lui mais par la série…). Encore une sitcom sans rien d’original.

 

Sinon, je n’ai pas vu Prime Suspect. Mais j’ai eu de bons échos…

Publié dans Articles | 24 commentaires

Découvrez le forum et le chat BetaSeries

Bonjour (ou bonsoir) à vous, chers membres de BetaSeries !

Tout d’abord, un grand merci d’être chaque jour plus nombreux à venir suivre vos séries et en découvrir de nouvelles sur BetaSeries. Nous dépassons fréquemment les 30 000 visites quotidiennes, ce qui donne beaucoup de travail mais procure aussi beaucoup de fierté !

Depuis le début, nous nous efforçons de répondre à toutes vos attentes pour que la communauté puisse se développer toujours davantage. On a envie que BetaSeries soit le meilleur lieu pour suivre et parler de vos séries.

C’est pourquoi nous ouvrons le forum et le chat BetaSeries !

Le forum a pour but d’offrir le meilleur espace de discussion, notamment autour des séries. Pour le moment il offre les fonctions de base, ainsi que quelques autres fonctions comme l’intégration des fiches de séries directement dans le forum, ou encore un module de sondages.

Le chat ou salon de discussion pour parler français est un espace plus convivial pour échanger ou s’aider entre membres. En général j’y suis présent la journée, ainsi que d’autres piliers… !

Les liens pour accéder au forum et au chat sont ci-dessous. N’hésitez pas à venir me parler et rencontrer d’autres membres de BetaSeries :) Les administrateurs actuels sont : Maxime (moi), Julien, Akiha, AlexRNL.

PS : Le chat est disponible sur IRC : #betaseries @ irc.geeknode.org.

Publié dans Annonces | 5 commentaires

ChromeSeries, l’extension Chrome pour BetaSeries

Pas trop dure, la rentrée ? Je ne parle bien sûr pas de la rentrée scolaire, mais de la rentrée des séries qui a fait rage dans tous nos plannings la semaine dernière :) Je sais ce que vous allez dire, grâce à BetaSeries vous n’avez aucun mal à commencer l’année car vous pouvez vous organiser à merveille dans tous les épisodes que vous avez à voir.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une extension que certains connaissent déjà, puisqu’elle a été installée plus d’un millier de fois depuis sa création : ChromeSeries, l’extension Chrome pour BetaSeries, faite par Menencia.

Cette extension reprend toutes les fonctions principales les plus utilisées sur BetaSeries : Vous pouvez voir la liste des épisodes qu’il vous reste à regarder, télécharger les sous-titres, les marquer comme vus. Tout votre planning des semaines à venir est également présent.

Autre fonction que vous apprécierez : les notifications BetaSeries arriveront directement en haut de votre navigateur via un petit compteur de couleur rouge. Très utile et un remplacement assez efficace des alertes par e-mail. Et encore plus de fonctions pratiques à découvrir, comme l’affichage des derniers articles du blog ou encore les évènements de vos amis.

En résumé, ChromeSeries est le parfait compagnon pour vous et votre navigateur préféré. Et évidemment il est gratuit et sans publicité !

Pour installer l’extension, rendez-vous directement sur la page Chrome Web Store de ChromeSeries.

Si vous avez des suggestions ou rencontrez des bugs, n’hésitez pas à écrire sur le gestionnaire de tickets ChromeSeries, et la page Facebook ChromeSeries pour vous tenir informé des nouveautés à venir.

Publié dans Applications | 12 commentaires

Et le gagnant est…

Les Emmy Awards sont des prix remis par l’académie des arts et des sciences de la télévision américaine. Depuis 1949, les meilleurs émissions et professionnels sont ainsi récompensés. C’est l’équivalent des Oscars (au cinéma), des Grammy Awards (dans la musique) ou les Tony Awards (pour le théâtre). Avec ces prix, le gagnant est reconnu par ses pairs et bénéficie d’une exportation à l’internationale, plus facile. Plusieurs catégories existent, les Daytime Emmy Awards pour les émissions diffusées en journée, les Sports Emmy Awards comme leur nom l’indique récomposent les émissions sportive (par l’académie nationale), les International Emmy Awards (remis par une branche internationale de l’académie), et la plus importante, les Primetime Emmy Awards pour les émissions de grande écoute, dont la soirée est grandement médiatisée. La statuette est à l’effigie d’une femme, conçue par un ingénieur Louis McManus, qui a pris sa femme comme modèle. Le nom d’Emmy a été dérivé d’immy, terme employé en photographie pour désigner un tube iconoscope.

Dimanche dernier, se déroulait donc la 63e cérémonie des Emmys, présentée par Jane Lynch (Glee), diffusée sur SeriesClub en live de Los Angeles (d’ailleurs, je ne sais pas si quelqu’un a regardé, mais les commentaires étaient très « étranges »). Il s’agissait donc de décerner des prix à des programmes américains et étrangers diffusés en première partie de soirée (ce qui est paradoxal car il y a aussi des late show ou des late late show). Quelques jours auparavant, comme chaque année, les Creative Arts Emmy Awards étaient décernés (concernant les directeurs artistiques, maquillage, costumes, sons etc.). Au départ, mise en place pour améliorer les relations publiques dans le milieu de la télévision, la cérémonie est rapidement devenue incontournable pour marquer sa présence dans le paysage télévisuel. Elle se déroule dans le Nokia Theater à Los Angeles et est diffusée à tour de rôle par les grands networks américains, cette année, c’était sur la FOX.

La petite cérémonie s’ouvre sur le numéro habituel de l’hôte. Une vidéo vaut mieux que des paroles :

L’introduction est plutôt agréable à regarder, mais le début commence chaotiquement. Toutes les émissions ont droit à être mentionnées, un salut rapide au Docteur Glamour, petit moment The Big Bang Theory assez sympathique et une bonne touche dans Mad Men. Concernant la cérémonie en elle-même, petite mention aux Emmytones Zachary Levi (Chuck), Cobie Smulders (How I Met Your Mother), , Kate Flannery (The Office), Wilmer Valderrama (Royal Pains), Taraji P. Henson (Taken From Me: The Tiffany Rubin Story.) et Joel McHale (Community) qui servaient d’interlude et d’annonce des grandes catégories.

Meilleur second rôle féminin dans une série humoristique
Julie Bowen, Modern Family (Beaucoup voyaient déjà Sofia Vergara, mais c’est finalement sa co-star qui l’a remporté. Mais la majorité s’accordait à dire que cela se jouait entre elles deux.)

Meilleur second rôle masculin dans une série humoristique
Ty Burrell, Modern Family (Grand favori, ça fait plaisir quand des pronostics sont corrects.)

Meilleure réalisation pour une série comique
Michael Alan Spiller, Modern Family

Meilleur auteur pour une série comique
Steve Levitan et Jeffrey Richman, Modern Family

(Et après ce passage, on a compris pourquoi Jane Lynch a dit tout haut ce que les gens pensaient tous tout bas « Welcome to the Modern Family Awards »…)

Meilleur acteur de série humoristique
Jim Parsons, The Big Bang Theory (Une grande déception pour Steve Carrell qui aurait bien mérité l’Emmy avec la dernière saison de The Office)

Meilleure actrice de série humoristique
Melissa McCarthy, Mike & Molly (La grosse surprise de la soirée probablement, merci au film « Mes Meilleures Amies ». Il faut admettre que Wiig/Rudolph/Byrne faisait un trio d’enfer, mais de là à dire qu’elle méritait plus de gagner que des Martha Plimpton ou Laura Linney, je n’en suis pas convaincue.)

Meilleure émission de télé-réalité
Amazing Race (Pékin Express a des choses à apprendre.)

Meilleur auteur pour une émission
The Daily Show With Jon Stewart

Meilleure réalisation pour une émission
Don Roy King, Saturday Night Live

Meilleure émission
The Daily Show With Jon Stewart

Meilleure auteur pour une série dramatique
Jason Katims, Friday Night Lights (Belle clôture pour une série un peu boudée par les spectateurs mais qui a su faire son bout de chemin et appréciée des critiques.)

Meilleur second rôle féminin dans une série dramatique
Margo Martindale, Justified (Une actrice respectable constante, et son rôle est vraiment remarquable.)

Meilleure réalisation pour une série dramatique
Martin Scorsese, Boardwalk Empire (Obligation ou objectivité ? En tout cas, ça me paraît normal.)

Meilleur second rôle masculin dans une série dramatique
Peter Dinklage, Game of Thrones (Personnellement, j’en suis plus que ravie. Un outsider. GoT est reparti avec trop peu de récompenses… Je tiens à mentionner les vêtements d’Alan Cumming, avec un pantalon rouge très « original ».)

Meilleure actrice dans une série dramatique
Julianna Margulies, The Good Wife (J’ai encore une fois rien à redire :’D. La robe de Margulies était quand même très conceptuelle…)

Meilleur acteur dans une série dramatique
Kyle Chandler, Friday Night Lights (Ça ne peut que faire plaisir, avec la dernière saison de FNL il fallait bien une touche d’émotion :’)

Meilleur auteur de mini-série ou téléfilm
Julian Fellowes, Downton Abbey (Un vrai petit bijou d’authenticité, ces Emmys auront eu le mérite d’avoir fait connaître la mini-série. La saison 2 vient juste de reprendre soi-dit en passant.)

Meilleur second rôle féminin dans une mini-série ou un téléfilm
Maggie Smith, Downton Abbey (L’éternelle McGonagall s’est magnifiquement renouvelée. Loin d’elle le professeur de magie, aristocratie anglaise oblige. Dommage qu’elle n’ait pas été présente.)

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm
Barry Pepper, The Kennedys (C’est vrai que la ressemblance physique est frappante, j’ai été assez étonnée par cette victoire, mais bon, pourquoi pas, il n’était pas mauvais.)

Meilleure réalisation pour une mini-série ou téléfilm
Brian Percival, Downton Abbey

Meilleur second rôle masculin dans une mini-série ou un téléfilm
Guy Pearce, Mildred Pierce (C’était lui. Il correspond vraiment au rôle. Et son accent australien est charmant :’D.)

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm
Kate Winslet, Mildred Pierce (Amplement mérité et attendu. Elle était superbe dans cette mini-série, convaincante et puis « the most though job I did since Titanic » :’D.)

Meilleur auteur pour une mini-série ou téléfilm
Downton Abbey (Victoire écrasante. Je voulais juste signaler que Upstairs Downstairs est très sympathique aussi et aurait mérité un quelque chose… Dommage qu’il n’y ait pas d’accessit, Sherlock aussi en mérité un :’D.)

Meilleure série dramatique
Mad Men (Beaucoup de nominations et peu de gains. Mais il va falloir attendre encore longtemps avant la prochaine saison.)

Meilleure série humoristique
Modern Family (Je crois qu’on aurait pu le deviner. N’étant pas une fan de cette série, j’ai été très déçue pour Parks and Recreation à qui j’aurais décerné l’Emmy les yeux fermés :’p.)

Il ne faut pas oublier les interventions de Ricky Gervais et de Charlie Sheen, ainsi que du In Memoriam (combien Andy Whitfield paraissait jeune parmi les défunts…) avec la version de The Canadian Tenors de Hallelujah puis le petit medley avec divers artistes.

Publié dans Articles | Marqué avec | 15 commentaires

Summer Hits : Conclusion

La rentrée vient de se passer pour les plus jeunes et ne va pas tarder pour les moins jeunes, tandis que c’est le beau temps qui file simplement. Après un silence radio cet été, les articles reprennent :’). Les séries de l’été permettent de décrocher des grosses séries, et de faire un petit break humour. Plusieurs nouvelles séries de l’été ont été lancées avec plus ou moins de succès, et faisons un rapide tour d’horizon de ce qu’il s’est passé avec un panel sélectionné.

 

Awkward. : C’est la série que MTV a lancé en ayant de l’espoir pour trouver un remplaçant à The Hard Times of RJ Berger annulé en début d’été. Pari bien tenu puisque son audience est d’une moyenne de 2 millions ce qui est plus qu’honorable pour la chaîne et plus du double de l’épisode final de son ancien camarade. Pourtant le pitch ne semblait pas spécial, une énième série sur une adolescente banale qui voulait se faire remarquer.

Le casting est plutôt réussi, l’héroïne semblant accessible et très girl next door. Entourée de ses amies stéréotypées, une voulant entrer dans le cercle des lycéens populaires et l’autre étant une asiatique fille d’une tiger mom, elle va raconter sa petite vie d’ado amoureuse du mec le plus populaire du lycée qui va tenter de rivaliser avec la pimbêche un peu enrobée la plus riche de l’école. Du cliché religieux au cliché enseignant, on rigole avec les personnages et on ne se pose pas de questions sur la plausibilité.

The Lying Game : ABC Family sait cibler son public, et pour le moment ça marche pas mal, non ? The Lying Game reprend le principe de Pretty Little Liars puisqu’il s’agit d’une adaptation d’un roman du même auteur Sara Shepard, à savoir un mystère (en l’occurrence la recherche de la mère biologique de jumelles qui ont échangé leurs places), des jeunes filles en fleur qui sont censées être jolies à regarder (il le faut bien, car sinon leur niaiserie les tuerait), des histoires de lycéens riches (car tout le monde fait des défilés en haute couture) saupoudrés d’une forte présence du thème de la famille (normal, toute l’hypothèse de départ repose sur « notre mère ne nous aimait pas donc elle nous a abandonnées »).

L’actrice qui joue les deux jumelles se débrouille comme elle le peut, en essayant d’adopter deux caractères opposés, à savoir une enfant pourri gâté tandis que l’autre a grandi à la dure. Du coup, il y a une petite enquête qui se déroule à petite échelle. Petite mention à Adrian Pasdar qui y tient un rôle récurent.

 

Wilfred : Il ne faut pas avoir peur des animaux qui parlent pour regarder cette série. Adaptée de la série australienne du même nom avec le même acteur dans le rôle titre, Wilfred est un chien/humain qui va faire ami-ami avec Elijah Wood, le voisin de sa maîtresse. Alors Ryan est un raté… tellement que dès les premières minutes il essaye de mettre fin à ses jours et échoue. Et puis il va se mettre à voir un chien sous les traits d’un humain, et bien sûr, il est le seul à le voir en permanence sous cet aspect.

Certes c’est original dans une certaine mesure, mais chaque épisode me paraît plus comme une séance de psychologie de comptoir qu’un épisode de série. Des tribulations un peu inconstantes, certains y verront de l’humour noir dosé à souhait avec des réflexions percutantes, d’autres des pensées sans queue ni tête. Ce qui est sûr, c’est que les dialogues ne prennent pas de pincettes.

The Nine Lives of Chloe King : Même pour une série d’ABC Family, ils y vont fort. Manque de charisme des personnages selon moi (bien sûr, certains trouveront le contraire), une histoire des plus décousues car en voulant ajouter des éléments mystiques de partout, au final on n’y comprend pas grand-chose et ça tire vers le ridicule. Le taux de glamour piétine, des stéréotypes de jeunes Américains sans avoir le petit plus qui en font des stars.

Après, peut-être qu’en période creuse on se contente d’une série pareille, mais ce n’est pas pour une raison anodine qu’il y a de fortes rumeurs sur son annulation prochaine. Les audiences ne suivaient pas.

Teen Wolf : Dans le genre « c’est pas possible ça va forcément merder » j’aurais rangé cette série. C’est donc non sans surprise que j’ai regardé avec plaisir la première saison de Teen Wolf. Le remake du film avec Michael J. Fox n’est pas aussi terrible qu’on pourrait le penser. Les personnages ne sont pas moches à regarder, la série ne part pas dans tous les sens et restent bien concentrés sur les loups-garous et leur mythe, et bien que ça se passe au lycée, il n’y a pas ce sentiment d’incrédulité face aux comportements des personnages. L’atmosphère fait peser un petit suspense, le côté romantique n’est pas en reste mais sert relativement l’évolution du personnage principal.

Combat Hospital : Le titre ne m’attirait pas du tout, mais comme j’apprécie Michelle Borth j’ai zieuté quand même la série. La chute des audiences a été dure, démarrant à 5,32 millions et baissant les semaines suivantes respectivement de 8% et de 9%… Sans surprise, une annulation se profile, la série étant tombée à 4 millions de spectateurs ce qui est l’un des taux les plus bas de la chaîne ABC.

En fait, l’idée en elle-même n’était pas mauvaise, mais le timing était peut-être mauvais. Si elle avait été lancée l’année précédente, la guerre, les séries médicales, ça aurait pu mieux marcher. Là, on est un peu en récession et on essaye d’être en paix, l’image n’est pas passée. Puis tout était un peu fouillis, tant au niveau des intrigues que dans les caractères des personnages. On aurait dit qu’ils n’étaient pas bien définis… Du coup, il aurait fallu que la série s’améliore très rapidement mais elle a trop stagné, les gens ont décroché et ils ont abandonné ‘-‘.

Falling Skies : Une très grande déception pour ma part… En fait, je trouve la série très mal castée. Les leaders n’ont pas la trempe des dirigeants, les méchants n’ont pas la niaque du côté sombre de la force, les blondes n’ont pas les atouts qui les définissent… Du coup, ça donne un résultat un peu plat, au budget faiblard, qu’on suit car on aime Noah Wyle, mais sans réel plaisir. Toute l’histoire post-apocalypse n’est pas très bien expliquée, on débarque dans tout ça en espérant qu’au fil des épisodes ça s’arrange, mais le drame surplombe tout, et il y a un manque d’action évident, et ça n’en finit pas. Il y a des scènes très émouvantes, vraiment, mais ça reste superficiel. Voilà, encore une série où ils sont sales tout le temps et les gadgets, armes, ne sont même pas bien foutus ><. Les effets sont très cheap, des balles par ci et par là, des explosions légères, des aliens qui vont et viennent et des boîtes de métal… Bref, ce n’était pas encore un show de science-fiction à la hauteur. J’espère que la saison 2 sera meilleure.

Alphas : Dans le genre science-fiction, celle-là aussi m’a un peu déçue… Dans la famille, on a des pouvoirs mais ils ne servent à rien, je demande Alphas. Après, peut-être que l’attente était différente de Falling Skies car la promotion avait été un peu plus discrète, mais il n’empêche que ce ne sera pas la série qui va soulever l’enthousiasme pour le genre. Même si Syfy a renouvelé la série, je trouve que le fil conducteur est très léger. En plus, ce sont encore des « super-humains » à la solde du gouvernement, peut-être que ça aurait pu être plus intéressant de les mettre dans un rôle de résistant (à la Dark Angel) plutôt que des agents de l’ordre qui combattent d’autres alphas mauvais. Bien sûr, c’est un peu plus complexe que ça, il y a quand même de bonnes idées, notamment l’aspect scientifique :’).

Happily Divorced : Quand Fran Drescher revient sur les écrans, ça fait toujours quelque chose car on se rappelle tous les années Une nounou d’enfer. En plus, un speech pareil, une fleuriste qui vient de divorcer après 18 ans de mariage car son mari s’est avéré être gay et repart à la recherche de l’amour tout en restant cohabiter avec lui, on se dit que ça lui correspond parfaitement. Une sitcom pas des plus originales mais qui reste drôle, on y retrouve les mimiques de Fran, son style désuet mais familier, et en plus John Michael Higgins qui joue le mari qui est toujours aussi bon dans la comédie. Leur dynamique en tant que couple est plutôt bonne, il manque des guests star de marque, mais pourquoi pas dans la saison 2 ?

State of Georgia : Phénomène Raven frappe à nouveau, et fait un petit flop. A l’époque déjà, avec son style un peu outrancier, notre jeunesse a apprécié, notre présent un peu moins. Sitcom habituelle, blagues potaches sans énormément d’originalité, des jeux d’acteurs exagérés qui correspondent au style de la série, même l’environnement et l’image de la série donne un côté has-been. Bourrée de clichés, on pourra rester devant pour passer le temps, ou bien y jeter un œil de loin, de très loin…

The Protector : Dans le style, la série est plutôt réussie. Entre drame familial et série d’action, une femme est aux commandes et on la respecte. Tenez-le pour dit, être enquêtrice et mère célibataire, c’est pas de tout repos. Les femmes sont à l’honneur, Ally Walker de Profiler (et récurrente dans Sons of Anarchy) est taillée pour son rôle. En fait, c’est une série dans la vision de la chaîne Lifetime (qui diffuse Drop Dead Diva), pour un public féminin, des héroïnes fortes et indépendantes, avec des séries un peu moralisatrices, bref, tout est bien dans un monde de Bisounours \o/. Mais que ça n’empêche pas de dire que The Protector remplit bien ce rôle même si certains trouveront la série sans intérêt et bien lisse.

Against the Wall : Une famille d’inspecteurs, une jeune femme qui entre aux affaires internes tandis que ses frères sont des policiers. Encore une série de Lifetime ^^, un peu plus axée sur l’humour cette fois-ci, avec une héroïne un peu maladroite. Les personnages secondaires attirent l’empathie (petit mention à la mère jouée par Kathy Baker), l’intrigue est plutôt bien lancée.

Les quelques épisodes diffusés pour le moment restent fidèles au concept de départ, les affaires internes sont des méchants :’). Les deux partenaires féminins sont plutôt charismatiques (surtout Marisa Ramirez vue dans Spartacus: Gods of the Arena) et leur dynamique joue sur le côté good cop/bad cop, ce qui n’est pas plus mal. Encore une série qui ne prend pas la tête, et qu’on suit avec plaisir.

 

Eh bien sûr, je n’ai mentionné que des séries US jusque-là. Car chez nos amis d’Outre-Manche, plusieurs mini-séries sont aussi passées. Pour n’en citer que quelques unes :

 

The Hour : Je ne sais pas si Dominic West manquait à beaucoup de gens depuis l’arrêt de The Wire, mais en tout cas à moi, si :’D. C’est très intrigant, les personnages ont été castés à la perfection (et y a un large panel pour combler les fans des acteurs UK) et on ne s’ennuie guère. Des trahisons et des alliances sur fond de complot avec une touche d’humour.

Sirens : Au départ, je voulais surtout voir Richard Madden (de Game of Thrones) dans autre chose, et Sirens est plutôt drôle. Edulcoloré, des histoires sans prises de tête, un bon moment de divertissement qui plus est, est réfléchi malgré une dose de comique absurde. On y suit les missions de trois ambulanciers, de leurs vies amoureuses et de leurs façons d’appréhender le monde.

Et vous, qu’avez-vous regardé cet été ?

Publié dans Articles | Marqué avec | 18 commentaires

Les génériques, toute une histoire…

Le générique c’est l’image de la série, ce qui la rend tout de suite identifiable, musique et image faisant un ensemble qui détermine son ambiance. Certains d’eux ont même rendu la série culte pour des millions de personnes. Petit historique de ces œuvres souvent méconnues.

On oublie souvent que les génériques de nos chères séries prennent leur source tout d’abord à la radio. Dans les années 30, avec le développement de la TSF dans les foyers, apparaissent les premiers feuilletons radiophoniques d’abord aux USA puis en Europe. À l’époque, la télévision était encore peu répandue, et la radio constituait le divertissement familial du soir par excellence. En France, le premier feuilleton de ce genre est La famille Duraton (1937-1966) diffusé sur Radio-Cité. Cette histoire simple de Français moyens plongés dans des péripéties de la vie quotidienne peut être considéré comme l’équivalent du premier « soap-opéra » Français ; l’émission était d’ailleurs souvent précédée ou suivie par des publicités pour des cosmétiques. Suivront bien d’autres, jusqu’au milieu des années 60. Les génériques de ces premières séries françaises sont assez basiques : un « bruit de fond » correspondant à l’ambiance de la série et une présentation parlée. Le générique d’Arsène Lupin par exemple : sur un fond sonore évoquant une réunion mondaine (bruit de conversation, de verres, d’instruments de musique qu’on accorde), une voix demandait : « Qui dois-je annoncer, Monsieur ? » Une autre répondait : « Arsène Lupin, gentleman – cambrioleur ».

Précurseurs, les Américains avaient lancé en 1933 le feuilleton radio The Lone Ranger qui deviendra plus tard en 1949 une des premières séries télévisées du pays et une icône de la culture pop américaine. Le générique est claqué sur le modèle des génériques radios : musique empruntée (ici l’ouverture de l’opéra Guillaume Tell) et description orale de la série. Côté image, le personnage principal apparaît seul dans une séquence tournée exclusivement pour le générique. Le générique de fin sert à l’époque pour lister les acteurs, réalisateurs et techniciens du projet.

http://www.youtube.com/watch?v=QCO6smQrjJ8&feature=relmfu

Policier et western resteront des thèmes très prisés par les scénaristes jusqu’au milieu des années 60.

Il a fallu ensuite attendre la fin des années 50, avec des séries comme le célèbre Zorro (1957-1961), pour que soient introduites les premières chansons de génériques originales (notez comme la version française est proche de la chanson américaine…). Beaucoup de séries western vont alors adopter des chansons en guise de générique (The Cheyenne Show 1955-1963 ou Rawhide 1959-1965) par exemple.

http://www.youtube.com/watch?v=gTfdiHxYivA

La première sitcom I love Lucy (1951-1957) insère pour la première fois le nom des acteurs à son générique mais retire les images des personnages. Le réalisateur et les techniciens du projet sont relégués au générique de fin.

Jusqu’à la fin des années 60, les génériques restent à peu près stables. On retrouve le plus souvent une musique originale en accord avec le thème de la série (avec ou sans paroles) et le nom des acteurs principaux et/ou du réalisateur. Parfois une présentation parlée de la série est encore présente comme dans le générique de Star Trek (1966-1969). Le visage des acteurs, par contre, n’apparaît presque jamais.

http://www.youtube.com/watch?v=hdjL8WXjlGI

En 1968, la levée du code Hays (code de censure aux Etats-unis) permet aux réalisateurs de séries une plus grande liberté de mouvement dans leur scénario. Les séries se multiplient à la vitesse de la lumière, les génériques aussi. Le changement majeur reste la présentation des personnages avec le fameux arrêt sur image.

http://www.youtube.com/watch?v=AepyGm9Me6w&feature=fvwrel

Un peu plus tard, un autre changement semble d’importance, l’introduction de chansons emblématiques. En effet, même si vous n’avez jamais vu le moindre épisode de Dallas (1978-1991) ou de Starsky et Hutch (1975-1979), vous êtes tout de même capable d’en fredonner la musique. Mais grosse déception, les chevaliers au grand cœur ou l’univers impitoyable ne sont que des inventions des chaînes françaises diffusant ces séries, et non une innovation américaine. On pourrait parler de « chansons publicitaires ». En effet, en France, le budget promotionnel n’est pas le même qu’aux Etats-Unis. Alors, pour booster la rentabilité d’une série, un single en 45 tour, ça aide… Quoi qu’il en soit, ces chansons publicitaires s’accordent très bien avec la série, voire mieux que leur équivalent américain. Juste pour rire :

http://www.youtube.com/watch?v=GN1grF2rXpM

La version américaine

http://www.youtube.com/watch?v=AjLqtioEpm8

La version française

Les Américains nous fournissent également quelques bons crus de génériques : Hawaï 5.0 (1968-1980), La croisière s’amuse (1977-1987), Mac Gyver (1985-1992) et bien d’autres n’ont presque pas subi de retouches de la part des annonceurs français.

Un autre genre a beaucoup utilisé les chansons mémorables, j’ai nommé les animes. Ces chansons, appelées « anison » (pour « anime song »), sont souvent éditées en CD séparés, single et album, à destination des fans des séries. Certaines musiques sont parvenues en tête du classement du Top 50, tel que Capitaine Flam. Les artistes font aussi parfois des CD ou même des tournées regroupant toutes les anison qu’ils ont pu faire. Ces tournées rencontrent encore aujourd’hui un grand succès.

http://www.youtube.com/watch?v=m4-89PqmsOU

Akiha, c’est pour toi !!

Contrairement aux séries « classiques », les anisons sont souvent une traduction assez fidèle des chansons japonaises originales. Au japon, la plupart de ces chansons sont interprétés par un groupe Pop/Rock du moment en partenariat avec les studios d’animation. Le succès, pour ses groupes, dépend bien évidemment de celui de la série, mais est généralement au rendez-vous au moins à court terme, bénéficiant ainsi d’une publicité inespérée.

Le succès publicitaire est grand (engendrant moult produits dérivés), ces musiques étant facilement mémorisable pour le public d’enfants visés (pour le plus grand bonheur de nos parents…)

http://www.youtube.com/watch?v=uRgyvYXLDx4

Du côté des images, les nippons vont inventer le concept du générique-introduction. Pas besoin d’avoir vu les épisodes précédents, le générique à lui seul, grâce aux images et au paroles, permet au téléspectateur de situer l’action et de rentrer immédiatement dans l’action.

http://www.youtube.com/watch?v=u70xf4i1lgg

Parallèlement aux anime du Japon, au États-Unis, les années 80 voient croître le nombre de séries à une vitesse exponentielle. Les génériques sont pour la première fois un montage des différentes scènes de la série. Chaque série dispose désormais de sa musique d’ouverture originale et emblématique, ainsi que d’un montage vidéo qu’elle gardera, en règle générale, toute sa vie. La multiplication des séries TV rend la concurrence de plus en plus rude et le générique est un moyen pour les chaînes d’accrocher le téléspectateur. À ce petit jeu, l’image devient aussi utile que la bande sonore: plus le générique est impressionnant ou intrigant, plus le téléspectateur aura envie de voir la suite. Le jeu consiste souvent à introduire des scènes clés de la série sans pour autant révéler le dénouement de l’intrigue. Le générique de fin suit cette même logique afin de fidéliser le téléspectateur.

http://www.youtube.com/watch?v=urpWouwano0&feature=related

Par la suite, de nombreux shows suivront cette logique, qui demeure encore d’actualité. La technologie évoluant, la quasi-totalité des séries fonctionne avec un générique par an, intégrant chaque année des images supplémentaires inédites correspondant à la saison en cours. La musique emblématique est plus que jamais à l’ordre du jour. Les exemples sont nombreux et mon but n’étant pas de tous les citer, je me permets de vous soumettre, deux des plus réussis à mon goût :

http://www.youtube.com/watch?v=8L2vwycajQo&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=qA53–QTY-0

On peut noter que la série X-files (1993-2002) sort quelque peu du lot. Le générique ne montre pas une débauche de suspens ou de scènes de combat mais un montage simple attisant la curiosité du spectateur. Cela dit, le but reste le même, faire le plus d’audience possible. Pari réussi.

Une fois les codes bien établis, on efface tout et l’on recommence. Les années 2000 sont synonyme de renouveau dans les séries, et les génériques n’échappent pas à cette règle.

Bien sûr, certaines séries continuent à utiliser les génériques « classiques »,   mais elles se font de plus en plus rares. La constante depuis toujours, c’est la musique. En France, on a même pas peur et l’on nous sert du Faf la Rage (Prison Break 2005-2009), du « devenir quelqu’un » (Heroes 2006-2010). Dans le même temps, du côté américain, fini la chanson originale, jugée trop ringarde, place à la musique d’ambiance. Pour ces nouveaux génériques, la musique est faite pour coller au plus prêt à l’humeur de la série, légère pour Desperate Housewives (2004-), dérangeante pour Dexter (2006-), ou carrément majestueuse pour Game of Thrones (2011-). Mais le petit plus c’est l’adéquation entre la musique et l’image. Pour une série comme Walking Dead (2010-) par exemple, si la musique est vraiment angoissante, l’image aussi. Surfant sur nos plus grandes angoisses (porte qui grince, entrepôts déserts, corbeau mangeur de chairs…) , ce générique pose le décor et annonce l’ambiance de la série. Les génériques se font graphiques.

http://www.youtube.com/watch?v=GDGUfWTg4T4&feature=related

Comme la musique, l’image est là pour créer une atmosphère. La présentation des personnages devient accessoire, et les extraits de la série laissent leur place à la beauté visuelle du générique. Avec ce nouveau standard, seuls les noms des acteurs sont conservés.

Contrairement au années 70/80, le but du générique n’est plus de donner envie au spectateur de voir la suite en lui en mettant plein les yeux mais plutôt de créer le buzz, Internet aidant. Un générique qui fait du bruit sur la toile, ce sont des curieux en plus à la prochaine diffusion. À la série ensuite de convaincre avec la qualité de son arc narratif. Ce qui nous amène très fréquemment à un cliffhanger à la fin de l’épisode et donc un générique de fin différent. Le bon exemple dans le genre est True Blood (2008-). À la fin de l’épisode, le post générique, sur fond noir, ne sert qu’aux détails techniques, et le sentiment de vide (celui qui nous fait souvent rugir), l’envie irrépressible de voir la suite en est exacerbée. La musique en rapport avec l’épisode le clos de manière magistrale. Ajoutons à cela un générique résolument graphique, (les personnages sont carrément absents) mais qui sent le Sud, la chaleur moite et le « guilty pleasure » avec la magnifique chanson de Jace Everett : le cocktail est détonant.

http://www.youtube.com/watch?v=G1IXYrPK51I

D’autres séries, enfin, bouleversent magistralement tous les codes en créant le « non-générique ». Instauré par 24 (2001-2010), il consiste en quelques secondes d’un fond sonore quelconque, et ne sert qu’à donner le nom de la série, et éventuellement celui du réalisateur. Les noms des personnages sont directement affichés lors de l’épisode. L’avantage pour les chaînes ? Un gain de temps qui évite aux téléspectateurs de faire autre chose pendant le générique comme, par exemple, zapper, s’il dure trop longtemps.

http://www.youtube.com/watch?v=9MiwoDpbcdk&feature=related

À l’ère du numérique, le générique d’une série devient sa carte d’identité, comme l’ont été les chansons publicitaires dans les années 80. Certains sont même aussi soignés que des cours-métrages. Attention toutefois de ne pas se laisser déborder par le phénomène. Il serait en effet dommage pour une série de faire parler d’elle plus pour la qualité de son générique que pour ses taux audience. Aux scénaristes de transformer l’essai en nous concoctant des séries à la hauteur de leur générique.

Publié dans Articles | Marqué avec | 39 commentaires

USA Network : Le divertissement sans prise de tête

Avec l’arrivée sur nos écrans français de FBI : Duo très spécial (mais qui est payé pour trouver des traductions de titres pareilles ?!) aka White Collar, visitons un peu la formule des séries de la chaîne américaine USA Network qui se retrouve avec bon nombre de séries qui semblent ravir les spectateurs. Elles ne sont jamais transcendantes, mais restent toutefois assez solides et intrigantes pour les rendre intéressantes. Mais leur gros avantage reste le côté divertissant. On ne cherche pas le grand mystère ou à tenir le spectateur en haleine, on cherche juste à leur faire passer un bon moment. Du coup, on regarde d’un œil tranquille et on se prend au jeu.

Démarrons par un petit historique. USA Network existe depuis les années 70, c’est une petite chaîne plus communément appelée USA tout court, qui n’a pas énormément de séries originales à son actif, mais des séries qui ont réussi à marquer chacune à leur manière. Elle rediffuse également plusieurs séries populaires en exclusivité ainsi que des films. Son point fort réside en ses périodes de diffusion. Lors des pauses des séries, la chaîne diffuse les siennes. Ainsi, en période dite creuse, en janvier ou pendant l’été, elle proposera ses séries. Elle profite ainsi de l’absence des gros networks pour les lancer ce qui lui réussit bien jusque là.

On dit souvent que c’est la chaîne qui propose du divertissement sans autre ambition que divertir, et il faut reconnaître la vérité dans ces propos. Elle ne cherche pas la complexité d’une intrigue, simplement à ce qu’elle soit assez attractive pour remplir les blancs laissés par les grands networks. Cela fait donc environ trois ans qu’il n’y a pas eu d’annulation sur cette chaîne (la dernière étant The Starter Wife) car le public reste stable au fil des saisons. Sa plus longue série est sans doute Monk, l’enquêteur plein de TOC, qui a duré huit saisons. Le format est loin d’être original, il s’agit encore d’une série policière, cependant le personnage principal reste quelque peu différent. Elle a connu également deux séries fantastiques, Les 4400 et Dead Zone. Le succès-surprise des 4400 qui à l’origine était une mini-série a encouragé la chaîne à commander une suite, et depuis l’arrêt de cette série il n’y a pas eu réellement de nouvelle série fantastique. Les 4400 reste donc l’OVNI de la chaîne. Cette année, pendant la période estivale, deux nouvelles séries ont été lancées par la chaîne, Suits et Necessary Roughness.

Les formats des séries sont classiques donc, 42 minutes par épisode, des saisons généralement pas trop longues d’en moyenne 12 épisodes. Un petit peu d’action, une bonne dose d’humour, une petite affaire à clôturer par épisode, et on se retrouve devant une série qu’on suit malgré tout. Un fil rouge est subtilement introduit au cours d’une saison, mais il sert plus de faire-valoir que d’un véritable élément qui permet à l’intrigue d’avancer. Encore une fois, ce n’est pas révolutionnaire ni téméraire, mais c’est rafraîchissant et dynamique, du coup comme les gros networks sont en vacances, on aime bien se détendre aussi sans prise de tête. Ce sont des « dramédies » légères, même lorsque ça touche des sujets aussi sérieux que la protection des témoins (In Plain Sight). Il n’y a pas d’explosion sulfureuse ou des sujets politiquement incorrects, les séries de la chaîne suivent une certaine tradition respectable et on ne l’en blâme pas. Elle combat sur tous les fronts, que ce soit dans le legal drama, le médical, le policier et depuis quelques semaines dans le domaine du sport (avec Necessary Roughness). Il y en a donc pour tous les goûts, ce qui peut attirer un public très hétéroclite.

Leurs atouts reposent principalement dans leurs personnages. D’un physique avantageux (ce n’est pas pour rien que Sarah Shahi de Fairly Legal a été élue l’une des actrices les plus sexys selon le magazine masculin Esquire, et il est inutile de mentionner Matthew Bomer et son charme légendaire dans White Collar), mâle ou femelle, il a un bon fond quel que soit son passé. Bourré de principes moraux, que ce soit un sens aiguisé de la justice ou bien la recherche de l’accomplissement du devoir, ils feront tout pour aider d’une manière directe ou détournée leur prochain. Un trait de caractère particulier sera spécialement marqué afin de cadrer le personnage. Mais avant tout, ils se veulent comme tout le monde. Des êtres communs comme vous et moi (au détail près qu’ils sont particulièrement beaux…), avec des problèmes personnels comme un divorce à gérer, des problèmes professionnels comme le chômage, ou tout simplement la vie quotidienne. L’amitié occupe une place importante dans leur vie, et avant d’être un héros de série d’action, le héros est avant tout dramatique. Le side-kick du héros sera généralement celui qui apporte la touche comique. C’est un personnage excentrique, incarnée par une mère protectrice (Burn Notice) ou bien par un génie au physique incongru (White Collar). Puis une relation un peu tordue avec un collègue mettra un peu de piment à l’ensemble. Il faut ensuite y ajouter le compagnon du personnage principal pour une dose de romance, et le tour est joué. En bref, les personnages ont des capitaux sympathie énormes, ce qui les rend attachants, et ce qui les rend crédibles c’est le casting qui les compose. Pas tout à fait des nouvelles têtes sans pourtant être très connues, les acteurs jouent leurs rôles à merveille et même plus. Jusqu’ici, je ne peux songer à une grosse erreur de casting…

Et les séries d’USA, c’est la classe avant tout. Ces séries présentent un milieu aisé aux spectateurs qui s’en réjouissent. Il y a toujours une splendeur facile, que ce soit grâce au lieu de l’intrigue (les Hamptons dans Royal Pains) ou grâce au statut des personnages. Et classe rime généralement avec glamour. On se souviendra du pilot de Covert Affairs où Piper Perabo court avec aux pieds des Louboutin de 10 cm. Plus récemment, on a pu voir dans le pilot de Suits l’importance accordée au look chic justement, dans la scène où le jeune Mike doit s’acheter un costume. Au détriment d’un certain sens du réalisme peut-être, cette volonté de paraître à son avantage colporte aussi l’idée de présenter une image classique, attractive pour les spectateurs. Toutefois cette aura bon chic bon genre, n’empêche nullement la série de dégager des ondes sympathiques. On reçoit de la bonne humeur, et ce n’est pas pour déplaire.

Au final, on aime ou on n’aime pas l’ambiance détendue des séries de USA Network, mais on ne peut pas nier que cette chaîne a bien réussi. Elle a conscience de sa formule, et ne cherche pas à la modifier. La seule attente qu’on a devant une de leurs séries, c’est d’en ressortir diverti. Et personnellement, cette recette miracle marche avec moi. Encore une fois, le genre est probablement vu et revu, et pourtant ils arrivent à attirer un large public.

Publié dans Articles | Marqué avec | 19 commentaires