Nous sommes déjà à la mi-octobre, les nouvelles séries ont déjà eu pour la plupart un petit mois de vie derrière elles. Assez longtemps pour que certaines meurent déjà… C’est l’occasion de faire un petit retour en arrière pour donner quelques idées de séries à commencer, ou au contraire à oublier.
Démarrons avec les séries annulées :

The Playboy Club : Décision que j’ai personnellement trouvé dommage, mais hélas plus que prévisible. L’histoire romancée de l’avant-gardiste Playboy Club de Hugh Hefner qui avait gardé ses portes ouvertes pendant plus de 25 ans n’aura pas réussi à la télévision. NBC l’annule après seulement trois épisodes diffusés et la place en première série annulée. Largement décriée par le PTC (Parents Television Council, un groupe de pression conservateur), la série se retrouvait méprisée malgré un sujet original. Certes, le premier épisode n’était pas des mieux réussis, pourtant, le deuxième relevait le niveau en se focalisant sur différents sujets tels que la politique, la morale, la société. Après, est-ce que vraiment la femme était piétinée et que c’était une éloge de la dépravation ? J’en doute fort… il y avait une certaine élégance dans tout ça. Et puis l’ambiance, la musique… la malédiction Eddie Cibrian a encore frappé. Très déçue par cette annulation, il y a bien pire à l’écran qui est diffusé.
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Free Agents : Un remake d’une série britannique qui n’aura pas tenu très longtemps… Dommage, pour une fois qu’on avait une comédie avec de l’humour un peu plus adulte, donc un peu plus subtil peut-être, à tel point que le public américain n’a pas été emballé. Pour ma part, j’avais apprécié qu’Anthony Stewart Head ait gardé son rôle d’origine, et le couple principal, joué par des éternels seconds (Hank Azaria et Kathryn Hahn) qui se retrouvaient enfin propulsés au premier rang, était attachant.

H8R : Plus une émission de télé-réalité qu’une série, H8R avait fait couler beaucoup d’encre avec son concept, Mario Lopez faisait confronter deux stars qui notoirement ne s’appréciaient pas… C’est le public qui n’a pas apprécié puisque pour une émission lead-in (devant America’s Next Top Models) les audiences étaient très basses.

How To Be A Gentleman : Chez CBS cette fois-ci, c’est leur nouvelle sitcom qui a été rapidement annulée. Les deux acteurs principaux n’étaient pas mauvais, les personnages secondaires encore moins, c’était juste le concept qui manquait un peu de piment, deux mondes différents qui se rencontrent, le choc a été rude mais surtout un peu incompatible. J’ai eu du mal à comprendre l’humour, du coup, il y avait beaucoup de lourdeurs. Ce n’était juste pas drôle… Pas de regret en tous cas !

Charlie’s Angels : Pardon d’avance, mais laissez-moi rigoler. Voilà. A la base, un remake du film n’est pas une si mauvaise idée. Ça promettait du fun, de la légèreté, des filles, de l’action, et au final qu’est-ce qu’on récolte ? Du cheap. Même les filles sont cheap (pardon Minka Kelly), et c’est triste à voir. La soi-disante action fait à peine sourciller. Après, peut-être que les actrices du film (Cameron Diaz, Drew Barrymore et Lucy Liu) ont tellement marqué les mémoires que celles de la série semblent juste ternes. Mais, même les drôles de dames me paraissent plus vives que les trois actuelles… Dire que Canal+ a déjà acheté les droits de diffusion… encore une série qu’on ne verra jamais !
Passons à celles qui sont déjà assurées d’avoir une saison entière :

Up All Night : Alors que Free Agents est annulée, on a une comédie classique, qu’on regarde parce qu’il y a Will Arnett (Arrested Development), Christina Applegate (Samantha Who?) et Maya Rudolph (Saturday Night Live), mais qui est beaucoup moins drôle, qui est renouvelée. C’est un risque pris par NBC puisque l’audience n’est pas non plus spectaculaire à suivre ce couple fraîchement parent, dont la femme a repris son travail tandis que le mari sert de père au foyer. A côté, il y a la bonne copine un peu fofolle irresponsable, qui va apporter une touche extérieure à la parenté. Ils espèrent faire jouer le potentiel caché (où, on ne sait pas…) et garder son public actuel.

Whitney : Un couple, non-marié malgré la pression de leur entourage veut résister à ce sacrement. Postulat de départ qui ne semble pas extraordinaire, mais une recette qui marche quand même puisque la série a été confirmée pour une saison entière. L’actrice principale, Whitney Cummings, co-produit cette série mais également 2 Broke Girls. C’est assez divertissant malgré tout, les déboires habituels mais souvent inavoués chez les couples qui entretiennent une routine monotone.

2 Broke Girls : Cette année en matière de comique on est plutôt comblé. La diffusion de 2 Broke Girls suit l’épisode de Two And A Half Men et a pu ainsi bénéficier des spectateurs de son lead-in ce qui la place au rang de deuxième série la plus regarder de CBS. Kat Dennings et Beth Behrs n’ont donc plus rien à craindre, elles auront un job pour la saison entière. Les deux héroïnes fauchées auront donc su nous faire rire. L’humour est assez classique, on a d’un côté la milliardaire qui se retrouve fauchée sans rien savoir de la réalité des choses, et de l’autre la fille pauvre qui a toujours su se débrouiller. Une petite particularité cependant, la « cagnotte » de fin d’épisode qui donne un objectif à la série, à savoir récolter 250 000 $ pour pouvoir ouvrir leur propre magasin de cupcakes. Une fois la machine bien huilée, j’ai l’espoir que l’humour sera encore plus naturel que maintenant.

New Girl : On continue chez les séries de girl power, c’est la sitcom avec Zooey Deschanel qui a tiré le gros lot. La série la plus regardée de la FOX, 22 épisodes ont été commandés. Les critiques s’accordent à dire que Deschanel a un rôle sur mesure qui lui correspond. J’émets toutefois un petit bémol, n’en fait-elle pas justement un petit peu trop ? Les guest stars vont s’enchaîner, on aura vu Katie Cassidy (Melrose Place 2.0) puis bientôt Lake Bell (Children’s Hospital) ou encore Justin Long… En tout cas, les colocataires de Jess doivent être ravis de l’avoir accueillie !

Ringer : Le retour de Sarah Michelle Gellar (Buffy) sera au moins assuré d’avoir une saison entière de 22 épisodes. Une seconde ? Rien n’est moins sûr… Pour les fans de SMG, ils ont déjà leur raison de regarder la série, mais quid des autres ? Déjà, le casting est loin d’être composé de débutants, et il y en a qu’on est ravis de retrouver aussi (Kristoffer Polaha de Life UneXpected par exemple). Ringer est décrite comme une série à suspens, assez sombre et complexe par rapport à une série de la CW. Après, on peut y voir un thriller haletant pour un public jeune, ou bien une série à suspens pour les plus âgés. La narration est un peu décousue, on ne saisit pas tout. Il reste que l’histoire de départ est déjà tirée par les cheveux…

Hart Of Dixie : En fait, chez la CW, peu importe l’audience, ils renouvellent. Rachel Bilson en blouse de médecin, dans un drama pas original pour un sou, où tout le monde se retrouve à ses pieds comme d’habitude, dans un environnement idyllique de jeunes beaux et riches. On se rappelle de la collaboration Schwartz/Bilson sur The O.C, on espère un avenir aussi brillant. Ils ont quand même su attirer plus de gens que Gossip Girl qui inexorablement se dirige vers sa chute… Au final, elle peut être un guilty pleasure qui fait passer le temps.

The Secret Circle : La troisième nouveauté et le troisième renouvellement de CW. Ça baisse un peu depuis le dernier épisode, mais sinon l’audience n’est pas terrible vu qu’elle profite du lead-in de Vampire Diaries. L’adaptation de l’œuvre de L.J. Smith est très semblable à son aînée, puisqu’on y retrouve des histoires de magie, de sorcières, et de jeunes adolescents (beaux ou pas) avec des secrets ancestraux. Britt Robertson (Life UneXpected) en héroïne est plausible, Thomas Dekker (The Sarah Connor Chronicles) en chevalier servant fait très sérieux (amha il n’est jamais plus convaincant que dans le rôle d’un gay comme dans le film Kaboom mais bon…), mais l’heureux casting est sûrement Gale Harold (Queer as Folk) qui joue les méchants charismatiques comme pas deux.

Suburgatory : Rose. C’est un peu le premier mot qui m’est venu à l’esprit en regardant le premier épisode de Suburgatory. Alan Tudyk (Firefly) dans un slip rose est la phrase qui m’est restée. La vie en banlieue riche, racontée par une jeune citadine qui débarque, c’est plutôt drôle. Surtout quand les personnages sont des plus déjantés et que les clichés croulent. C’est frais, superficiel, critique, tout ce qu’il faut pour nous faire rire.

Revenge : Tous les ingrédients du drama sont réunis pour former cette série. Une famille qui cache de lourds secrets, une histoire de vengeance, des allégeances qui se créent et se défont, une héroïne sensible mais avec un fort caractère, une touche d’exotisme. Alors oui, c’est adapté du roman « Le Comte de Monte-Cristo » de Dumas, et c’est retranscrit d’un point de vue féminin. J’ignore si vous avez lu le livre, mais je trouve que c’est un bel affront à faire retourner Dumas dans sa tombe ! Déjà, bienvenue aux Hamptons, et accueillez la fille reniée qui prend une nouvelle identité… Emily VanCamp (Brothers and Sisters) revient jouer les troubles-fêtes des réunions familiales.
Voilà du côté qui ont eu de la chance, celles qui naviguent entre deux eaux sont encore nombreuses !

Unforgettable : On n’a pas oublié Poppy Montgmory (FBI : Portés Disparus) ni Dylan Walsh (Nip/Tuck) et les voir ensemble était une idée attirante. Encore aurait-il fallu une série où il se passe quelque chose… Les mauvais jeux de mots tombent, on a très vite oublié la série. Son don de mémoire mnémonique ou plus couramment photographique lui permet de compter les cartes au black-jack. Une énième histoire de rédemption, saupoudrée de tension sexuelle entre l’héroïne et son partenaire (qui n’est autre que son ex) qui lasse très rapidement.

Person of Interest : Encore une série policière. Originale ou pas, telle est la question. Créée par J.J. Abrams (deux séries cette saison avec Alcatraz, il ne chôme pas) et Jonathan Nolan (co-scénariste de The Dark Knight) L’avantage est sans doute les deux acteurs principaux. Jim Caviezel (The Prisonner) joue les tueurs à gages reconvertis avec brio (même s’il est toujours aussi monoexpressif) tandis que Michael Emerson (de Lost et d’ailleurs je trouve que son rôle ressemble énormément à celui de Ben dans une certaine mesure) son rôle de grand manitou mystérieux faiseur du monde qui a inventé une machine à détecter la criminalité.

Pan Am : Très bonne surprise de la rentrée, l’ambiance des 60s, les hôtesses de l’air de la Pan American Airways (ça vous rappelle Attrape-moi si tu peux ?), les différentes villes, l’histoire pas trop cruche, Christina Ricci (Ally McBeal), la musique, une pure française canadienne. Bref, des personnages attachants sur une histoire qui reste intrigante. Donc au final, c’est divertissant, pour le moment les histoires de cœur tiennent plus de place que les divers secrets, mais ça se met petit à petit en place.

A Gifted Man : Patrick Wilson qui voit le fantôme de son ex-femme. Why not ? Le premier épisode était lent, touchant mais pas fascinant. Il n’a pas ce plus qui en fait une série spéciale. En essayant de normaliser ce qui lui arrive, au final il n’y a plus rien de spécial. Le casting est quand même bon, Jennifer Ehle (Orgueils et Préjugés), Julie Benz (Dexter), mais ça n’enlève pas le goût d’inachevé qui plane après le visionnage.

Terra Nova : Suis-je la seule à être déçue ? On nous avait vendu cette série comme brillant par ses effets spéciaux, une histoire hors du commun dans un monde incroyable. Au final, on a l’impression de voir quelques décors en carton, une histoire niaise à souhait, aucun personnage charismatique, et surtout pas de fil conducteur. Du coup, on débarque dans un monde où on aimerait voir plus de dinosaures, et surtout une série qui va vers quelque part. Si toute la saison se fait en stand-alone, j’ai bien peur de décrocher… Puis même au niveau technologique, ça n’en jette pas… Stephen Lang a exactement le même rôle que dans Avatar au fusil près, Jason O’Mara était dix fois mieux dans Life on Mars (US) et Shelley Conn manque carrément de charme comme dans Mistresses. Enfin, on a eu droit à la petite touche britannique. J’espère que pour le prix d’investissement, la série rapportera un petit peu quand même…

Homeland : Nouvelle série de Showtime, le rythme et l’intrigue sont appréciables. Enfin une nouvelle série feuilletonante ! Bien écrit, on est happés par l’histoire du retour d’un soldat disparu en Irak depuis huit ans (Damian Lewis de Life) qui se retrouve suspecté de revers de veste par une enquêtrice du FBI (Claire Danes qui revient à ses premiers amours, on se souvient d’Angela, 15 ans). Complote-t-il contre les Etats-Unis d’Amérique ? L’un des intérêts est qu’on ne sait pas vraiment le fin mot de l’histoire, quelle est la part de vérité ? En parallèle de l’enquête, il y a la famille du sergent Brody, sa femme (interprétée par Morena Baccarin, Firefly, qui j’espère aura plus de change après l’annulation de V…), ses enfants, qui se retrouvent dans une routine inhabituelle.

American Horror Story : Le duo de réalisateurs/producteurs Murphy/Falchuk (Nip/Tuck) revient sur FX pour une nouvelle série. Départ classique, un couple traversant des problèmes va emménager dans une maison où les précédents propriétaires se sont tués. On retrouve la psychologie tordue de Murphy, les hallucinations, la tension sexuelle, une ambiance un peu malsaine. Ça m’a un peu rappelé le film Running With Scissors mais en plus fantastique. Dylan McDermott (Dark Blue) a bien ce côté sombre nécessaire au personnage principal, les autres acteurs ne sont pas en reste. C’est assez captivant au final.

Enlightened : Le côté positif, l’émotion qui dégage du personnage d’Amy jouée par Laura Dern. Le négatif, c’est la platitude des choses. C’est une série très humaine, qui va suivre la nouvelle vision du monde par les yeux d’une Amy qui de businesswoman stressée par son boulot va devenir une hippie zen. Pour une série de HBO, on retrouve le réalisme de la vie, on se contente de ce qui arrive car on sait qu’au bout il y aura un but.

Last Man Standing : Comment dire… Tim Allen essaye d’être à la mode du jour, une sitcom avec des références, jouer son âge, être comme tout le monde, mais hélas ça ne fait pas trop rire… On dirait plus une apologie de son être entouré de la gente féminine. Ses enfants et sa femme sont assez originales en plus, et méritent amplement d’être plus exploitées (non pas par lui mais par la série…). Encore une sitcom sans rien d’original.

Sinon, je n’ai pas vu Prime Suspect. Mais j’ai eu de bons échos…