Cela fait un bout de temps qu’il n’y a pas eu de nouvelle entrée sur le blog, avec la nouvelle année, les nouvelles résolutions. BetaSeries souhaite de bonnes fêtes à tous ses membres (et aux non-membres aussi) et une très bonne année remplie de séries.
Pour changer un peu, je vous propose de parler séries, mais également cinéma. Pour les fans, voir sa série portée à l’écran relève d’une haute récompense. C’est quelque part, la consécration de la réussite, de la qualité de la série. Dans une autre optique, le cinéma étant en manque d’inspiration perpétuel, il ne se gêne pas pour puiser dans les ressources télévisuelles.
Récemment sur les écrans français est sorti le film de la série The Inbetweeners (titré « Les Boloss » en français), qui conclut les aventures de ces trois lycées venant d’un quartier urbain de Londres. Avec ce film, on peut vraiment voir la différence entre les buveurs de thé et les mangeurs de grenouille. Un humour qu’on ne semble pas toujours partager visiblement, vu que le film fait un petit flop chez nous alors qu’il a fait un carton outre-Manche se retrouvant au top des box-offices comme le déclame la publicité. Dès le départ, le ton est donné, on va retrouver les mêmes blagues que la série, l’humour un peu lourdaud de ces petits jeunes, la découverte du sexe et mine de rien, un petit voyage initiatique moderne. C’est vraiment chacun ses goûts, j’ai trouvé qu’ils avaient réussi à ne pas être trop vulgaires pour une fois et que le format film n’était pas décevant. Ils ont réussi à garder un rythme assez sympa, le début est peut-être un peu lent mais le trip arrive bien assez tôt. Après, il y a parfois une couche de trop… mais ce n’est que pour accentuer le côté « boloss ». Pour la petite anecdote, l’actrice qui joue Carli est la vraie fille d’Anthony Head qui joue le père de Will.
Sinon, il y a aussi eu Mission Impossible (4) : Ghost Protocol. Okay, c’est surtout la suite de la franchise, mais c’était bien une série au tout début. Qui a duré un bout de temps, vu qu’elle a fait sept saisons. Qu’est-ce qui explique le fait que ces « vieilles » séries d’action sont celles qui sont les plus prisées pour les adaptations ?
Les années 60-70 ont vu fleurir un florilège de séries d’action comédie à la Starsky et Hutch, Drôles de Dames etc. Ces séries sont les plus susceptibles d’être adaptées car elles bénéficient d’un large public dès l’origine et ont eu assez de prestige pour que la nouvelle génération connaisse. Puis, les quelques décennies qui ont passé ont laissé le temps aux gens d’éprouver un plaisir à retrouver leurs personnages favoris et surtout une nette amélioration des techniques qui vont permettre une remise au goût du jour. Enfin, ça n’empêche pas quelques flops, comme l’Agence tous Risques ou encore en France, on a eu droit à l’adaptation des Brigades du Tigre, les Chevaliers du Ciel où les deux séries étaient largement appréciées tandis que les films ont été largement décriés pour leur manque de charme. Tandis que les œuvres originales étaient connues pour la qualité de leurs scénarios, l’intelligence des enquêtes, les films se retrouvent pseudo-intelligents, et mal adaptés à l’époque en essayant justement de respecter l’époque.
On peut voir un effet assez « commercial » aussi. Par exemple, le fait d’intégrer des acteurs issus de la réalité. L’exemple le plus probant, est le succès surprise du film des Schtroumps de cet été, dont le casting n’est composé que d’acteurs de séries. Neil Patrick Harris-Stinson (How I Met Your Mother), Jayma Mays (Glee), Hank Azaria (Free Agents), Sofia Vergara (Modern Family), NPH est devenu l’un des acteurs les plus bankables du petit écran en quelques années. Non seulement il crève la scène sur grand écran et attire sa fanbase, mais également sur les planches. Le côté multitâche de ces acteurs nous fait vraiment rêver. Ainsi, Harris a mené la troupe de Company dans la comédie musicale de Stephen Colbert, où il a pu collaborer avec Martha Plimpton (Raising Hope), Christina Hendricks (Mad Men), Katie Finneran (I Hate My Teenage Daughter), Jon Cryer (Two and a Half Men), j’en passe et pas des moindres. S’ils ne sont pas aussi bankables, ils deviennent en tout cas omniprésents. Son collègue de HIMYM, Jason Segel, n’a pas moins de 10 films à son actif depuis l’envol de la série, dont plusieurs où il est le héros. Ils restent pourtant loin des statuts de super stars de certains acteurs de cinéma, mais pourtant, leur nom est à coup sûr dans les mémoires. Mais ils ne sont pas cantonnés à un art, pour notre plus grand bonheur. Une autre activité fréquente est le doublage de dessins animés, films d’animation. Certes, nos versions françaises ne rendent pas justice à ce fait, même si de plus en plus d’acteurs français connus s’y mettent.
Cet échange de bons procédés est bénéfique aux deux systèmes. Les acteurs du petit écran sont aussi populaires, si ce n’est plus, que certains acteurs de cinéma, mais surtout, leur cachet est moindre. C’est pour ça qu’on voit l’inverse, des acteurs du grand écran qui tournent pour la télévision de plus en plus, car ils sont devenus trop chers pour l’industrie. De plus, les réalisateurs eux-mêmes passent au petit écran. On l’a vu avec Boardwalk Empire, Falling Skies ou Terra Nova (le premier seulement pouvant être qualifié de réussite…). On attend avec impatience le Luck de Michael Mann dont le pre-air semble avoir satisfait les spectateurs. Si ça devient une habitude, on ne va pas s’en plaindre. Mais comme toujours, les épisodes des séries ne sont pas dirigés toujours pas le même réalisateur, donc si Scorcese a dirigé le premier épisode de Boardwalk Empire, la suite n’est pas toujours de sa caméra, même si la campagne publicitaire autour a été tellement énorme qu’on l’oublie parfois. En tout cas, le développement des séries par de grands réalisateurs sera certainement privilégié sur le câble, ils ont plus de marge de manœuvre, une plus grande créativité.
La consécration au cinéma d’une série est tout de même un petit jackpot. Sex and the City a engrangé un petit paquet de dollars qui a rendu à le rendre bénéficiaire dès sa première semaine d’exploitation quasiment, ce qui a donné l’opportunité de sortir un second opus. Pourtant, les histoires sont beaucoup moins travaillées que dans la série, et le format film fait traîner en longueur… Quid du potentiel troisième opus ? Ce serait théoriquement un préquel, avec un casting totalement différent, encore une histoire de gros sous.
Et comment ne pas parler de Firefly, et de sa conclusion en film Serenity ? Si le film n’a pas été rentabilisé, il a quand même vu le jour grâce à la persévérance des fans. C’est donc une belle manière de conclure la série qui n’avait pas eu droit à une fin. Le film se veut indépendant (un stand alone d’1h50 en fait, qui apporterait quelques réponses à la série), comme la plupart des films de conclusions. C’est aussi l’un des exemples les plus « beaux » de ce genre. Série annulée, des années de péripéties et de lutte, un film qui réussit à voir le jour… On attendra avec impatience les nouveaux épisodes et le film de conclusion d’Arrested Development qui a bénéficié du même sort ! On ne sait pas, mais ça arrive…














J’aime bien The Inbetweeners j’espère ne pas être déçue par « Les Boloss » (même si déjà le titre est décevant…)
Arrested Development, ils vont pas faire une saison de 10 épisodes sur Netflix « bientôt » là ? J’ai vu ça dernièrement ..
Si c’est bien ça Hugox, 5 épisodes sont prévus, et après, le film ^^.
Sans bien evidement parler du film qui conclura fiefement 8 magnifique saisons d’Entourage
J’ai pas trop compris le rapport avec « la crise » évoquée dans le titre…
@HellowNight : Y a pas vraiment d’info qui circule dessus à part le fait de faire un film. Il a été commencé au moins ?
@Vaab : L’emprunt et les échanges cinéma/tv =’).
Ah ok, la crise d’inspiration, quoi :) je pensais que tu avais perdu ton triple A ou un truc comme ça.
Sympa cet article en tout cas, et on attend aussi 24 en film !
Ah wi Vaab ! Il sort en été je crois. Je suis vraiment curieuse :’O.
Article interessant !
Perso, j’attends surtout le film de 24 !!!
Pareil pour le film 24 dont on a plus de nouvelles depuis un moment :s
Article bien sympa, vivement le film sur Entourage et la suite d »Arrested Development !
Et faut pas oublier Bryan Cranston devenu bankable après avoir explosé avec Breaking Bad et avoir reçu une collection de récompense, 22 films entre 1987 et 2007 soit 20 ans, et 12 films entre 2010 et 2012 soit 2 ans !!!!!!
Et que dire des films au milieu des saisons de X-Files :-) Quels navets !!
Honnetement, il y a d’autres series qui meriteraient une vraie fin. Flash Forward, The Event, V… Que de science-fiction plutot bien ficelee qui finit dans le mur !
Mouaif… perso l’intérêt d’une série je le vois plus dans le fait que justement c’est une série. (Ça parait idiot comme ça)
sinon coté français on attend toujours les films qui devraient conclure kaamelott
Sur le même sujet, il a été annoncé récemment que la saison 7 de Skins sera en fait 3 téléfilms (ils annonçait un film à la base, ca a déjà changé une fois donc bon…) qui reprendrait donc les 3 générations de la série.
Serenity/Firefly, magnifique série, j’aurai voulu la même chose avec Terminator : SCC’s…