Leur business, ils le font dès l'arrivée des beaux jours et seulement pendant tout l'été. À cause du virus, la saison a très mal démarré, mettant en péril de nombreuses entreprises qui vivent du tourisme. Aucune activité à Pâques. Pas plus durant les ponts du mois de mai. Et pire, un été qui s'annonce singulier sinon timide. Dès la réouverture autorisée, c'est le branle-bas de combat pour sauver leur année. Les clients, encore hésitants et inquiets, seront-ils au rendez-vous ? La saison sera-t-elle suffisamment prolifique pour leur permettre de « sauver les meubles » ? À La Ciotat (Bouches-du-Rhône), Evelyne Lelieur règne depuis plus de 30 ans sur la grande plage. Elle y gère deux restaurants et trois snacks. Cette patronne, à la poigne légendaire, compte bien se battre pour faire repartir son business. Habituellement, ses établissements sont pleins à craquer du matin au soir. Entre la restauration, les locations de matelas et les soirées enflammées, ses établissements sont les plus fréquentés de la Ciotat. De mars à septembre, elle encaisse normalement plus d'1,6 millions d'euros de chiffre d'affaires. Pour faire face à cette crise, la patronne revoit bien sûr entièrement son business : programme de désinfection des douches, des transats, carte simplifiée et nouveautés ! Evelyne, avec son tempérament de feu, y croit ! À Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Alex Catani, 34 ans, et Enzo Fabbri, 30 ans, ont été stoppés net en plein développement de leur entreprise de fabrication de glaces artisanales ! Pour les deux amis d'enfance, 2020 était censé être l'année où leur petite entreprise créée il y a 6 ans allait passer un cap. Le concept d'I'Pinguini : des crèmes glacées et sorbets 100% artisanaux avec un savoir-faire made in Italie. En 2019, ils réalisent un chiffre d'affaires de 120 000 euros en vendant leurs glaces aux restaurateurs et dans des évènements comme des mariages. Mais ils ne veulent pas s'arrêter là ! En janvier, ils lèvent 500 000 euros et se lancent,