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The Offer, les dessous de la création du Parrain
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The Offer, les dessous de la création du Parrain

Publié le 1 déc. 2022
par Aki

1 Commentaire

Si le film Le parrain est culte en soi, l’histoire de sa création tient elle-même de la fiction. Et vous le verrez dans la mini-série The Offer.

Matthew Goode, Miles Teller, Dan Fogler… un casting cinq étoiles pour une mini-série originale et ambitieuse. Levez le voile sur la conception d’un des films les plus mythiques de l’histoire avec des noms que vous connaissez forcément : les forces en présence qui ont permis la naissance du Parrain, le film de Francis Ford Coppola. Basée sur l’histoire vraie autour de la création du film, The Offer vient proposer une incursion dans les studios mythiques de la Paramount avec des personnages au plus proche du réel.

The Offer est disponible sur Paramount+.

À l’occasion du festival de télévision de Monte-Carlo de 2022, on a eu l’occasion de rencontrer Nikki Toscano, la showrunneuse de la mini-série qui a répondu à nos questions.

Le parrain est sans doute l’un des films les plus connus au monde qui a fait la gloire de la Paramount. Ça tombe bien car The Offer est produite par Paramount, avez-vous eu le droit d’accéder à toutes les archives et autres documents autour du film ?

Tout d’abord je dois dire que notre équipe s’est vraiment sentie investie d’une mission et d’une responsabilité à faire ce « derrière les coulisses du making-of du Parrain ». On a eu beaucoup d’accès aux archives, notamment aux licences musicales du film qu’on a eu le droit d’utiliser dans la série. Et on a bien senti à chaque étape du processus que Paramount nous soutenait à 100%, par exemple on a pu tourner avec les plateaux précis que Le parrain a utilisés.

Cette histoire de making-of est assez folle, mais est-ce qu’il y a une anecdote parmi toutes vos recherches pour la série qui vous a plus étonnée que les autres ?

L’idée même que Al Pacino luttait contre les instances du studio mais aussi de la véritable mafia. Ou que Frank Sinatra était en désaccord avec la bible du film et le film lui-même. Ou que Mario Puzo l’a vraiment poignardé avec une fourchette. Il y a vraiment beaucoup d’anecdotes qui ont fait leur apparition une fois qu’on a commencé à creuser.

Dans la série, il y a énormément de personnages servis par un casting brillant par ailleurs, mais est-ce vous n’avez pas été frustrée de n’avoir que 10 épisodes pour parler d’eux ? Si vous aviez eu plus de temps quels personnages selon vous auraient mérité plus d’approfondissement ?

C’est vrai que la difficulté a été de déterminer quel serait l’arc narratif de la saison car il y avait peu d’épisodes et pourtant tellement de points de vue différents. Robert Evans a une perspective, Peter Bart en a une autre, Mario Puzo, Francis Ford Coppola, etc. En retranscrivant des histoires réelles, on a voulu se concentrer autour de la perspective de Ruddy. Mais c’est vrai que de nombreux points ont dû être étouffés dans la salle des scénaristes, comme par exemple des anecdotes très drôles de rencontres avec des mafieux hauts en couleurs. Dans la série, on a un peu réduit la mafia à Joe Colombo, mais dans la vraie vie il y a eu bien plus d’obstacles ou de menaces ou tout simplement plus d’interlocuteurs au sein de la mafia.

Vous avez dans vos crédits une liste de séries très longue qui montre votre expérience. Vous avez dès le début été créditée comme productrice dès le départ, c’était un gros avantage pour vous ?

En fait mes crédits de productrices viennent surtout du fait que je suis scénariste. Donc je ne connais vraiment que l’aspect de scénariste qui doit être sur le plateau, qui participe également à la post-prod. En gagnant en expérience, j’ai été créditée productrice en devenant showrunneuse. C’est d’ailleurs l’une des choses que j’aime à la télévision, il s’agit plus d’un médium autour du scénariste contrairement aux films où tout tourne plus autour du réalisateur. Le showrunner est responsable pour toutes les décisions de la writers’ room au lettrage des crédits en post-prod.

Aujourd’hui à la télévision, les saisons sont de plus en plus courtes alors qu’à l’âge d’or des networks on avait des saisons de 24 épisodes. Ça avantage les acteurs de renom mais est-ce que ça désavantage les scénaristes ?

C’est vrai que les talents sont attirés par la courte durée d’un engagement télévisuel mais en fait qu’ils signent pour 10 épisodes ou 22 épisodes ça reste très long. Sur The Offer même si on a que 10 épisodes, le tournage a pris six mois. Sur des séries comme Grey’s Anatomy, ça leur prend presque l’année entière avec un mois de répit. Mais il y a tellement de gens qui viennent sur les plateformes de streaming qu’il y a de toute façon plus d’opportunités, ça avantage autant les scénaristes que les talents.

Paramount+ se lance en décembre en France, vous avez signé pour un contrat global avec la plateforme. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos autres projets ?

Bien sûr, actuellement j’aide à finir la série American Gigolo, une série Showtime qui sera disponible sur Paramount+, qui est une revisite moderne du film. J’ai d’autres projets à diverses étapes de développement que ce soit avec les studios de Paramount ou avec d’autres productions avec qui je collaborais avant ce contrat. Je suis assez fatiguée rires.

Est-ce que vous arrivez encore à regarder une série sans déformation professionnelle, sans mettre la casquette de showrunner, juste déconnecter et profiter du divertissement ?

Je peux, même si c’est difficile de se séparer complètement de la casquette car il y a toujours une petite pensée sur ce que j’aurais pris comme décision à la place. Ma fille me traite de nerd car je parle toujours de la photographie, et de ci puis de ça, mais l’essentiel, quand une série est bonne, on peut la regarder et juste profiter et oublier naturellement tout le reste. On est juste embarqué dans la narration.

Vous avez fait de l’action, du drama, de l’historique, vraiment de tout, mais au fond, quel genre d’histoires vous aimez raconter ?

Les histoires de famille. Que ce soit une bande de marginaux qui tentent de réaliser Le parrain ou une famille dysfonctionnelle que ce soit dans la mafia ou la police. Dans tout ce que j’ai pu faire, une des idées principales est de dire qu’on ne peut pas échapper à qui on est. La manière dont on est élevé a un impact important sur la personne qu’on veut être et continuera à l’influencer.

Et enfin pour conclure, quelle est la dernière série que vous avez bingée ?

La dernière saison d’Ozark ! Et je l’ai trouvée excellente, Chris Mundy est un génie !

Merci beaucoup !

Retrouvez The Offer dès maintenant sur Paramount+.

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Commentaires

Kowaio  👍
0 ∙  ∙ Le 1 déc. 2022