Le 18 août 2019, les islandais ont dit au revoir à Okjökull. C’est le premier glacier à disparaître à cause du réchauffement climatique.
Okjökull, le glacier « Ok » en islandais, a fondu au point de perdre son titre de glacier dès 2014. Cette « mort », la première d’un glacier en Islande, pourrait en annoncer d’autres. Chaque année, les glaciers islandais perdent près de 11 milliards de tonnes de glace.
Pour alerter le monde sur la situation écologique, une plaque commémorative a été installée le 18 août 2019 en présence de la Première ministre islandaise, Katrín Jakobsdóttir. Alors qu’environ 10% de l’Islande est recouverte de glace, la préservation des glaciers est un enjeu fondamental pour le pays. Une fonte à grande échelle pourrait mettre en péril les infrastructures, diminuer les ressources en eau ou en énergie. En effet, une grande partie de l’énergie renouvelable est issue des rivières glacières.
A l’échelle de la planète, si les émissions de gaz à effet de serre se maintiennent au niveau actuel, 46% des sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO pourraient voir leurs glaciers disparaître d’ici 2100. Julien Weiss, professeur d’aérodynamique à l’université de Berlin interpelle. Le changement climatique n’est pas ressenti tous les jours à l’échelle de la vie humaine, mais la fonte d’un glacier, on la voit et on la comprend.