Ce soir, pour la toute première fois, un enfant accompagne son père et son grand-père à leur travail. Ils prennent place tous trois dans une vieille barque et s’enfoncent au loin dans la mer...
La Luna déborde d'inspirations et d'influences des studios Ghibli. Ses deux personnages adultes semblent, en effet, tout droit échappés du (Le) Château dans le Ciel ou Porco Rosso tandis que son thème repose sur une poésie omniprésente. Cette impression est d’ailleurs renforcée par sa musique, qui, si elle est plutôt d’obédience européenne, voire italienne, apporte un délicieux sentiment de plénitude. En sept petites minutes, le court-métrage émeut alors non seulement par la beauté extrême de ses images mais aussi par les subtiles messages portés par son récit. Et c’est toute la problématique du conflit de génération, du passage de flambeau du père au fils, de la tentation de vouloir à tout crin formater l’autre, puis finalement du voyage initiatique salvateur, qui se trouve posée de la plus belle des manières. Les clins d'œil sont ainsi nombreux et particulièrement inspirés, telles l'apparence des personnages en fonction de leur outils ou l'origine de la luminosité de la Lune...
La Luna est un pur concentré de poésie : un histoire simple et pleine de sens, comme Pixar sait les narrer !