Wherever ten men gather in prayer, there the divine presence resides.
New York, 1987. David, 17 ans, vit avec ses parents et son grand-père à Brighton Beach, un quartier où vivent de nombreux immigrants russes d'origine juive. Il participe régulièrement aux réunions de prières juives ("minians"). David, qui découvre son homosexualité, commence à trouver les règles strictes de sa communauté juive de plus en plus oppressantes.
Commentaires
Un film qui, sous ses airs de chronique dépressive et chiante, cache des trésors d’humanité. Très peu de mots, beaucoup de rituels, énormément de regards. La reconstitution des années 80 à Brooklyn est bluffante. Le personnage de David est d’une complexité rarement décrite au cinéma. Ce yeshiva boy issu d’une famille dysfonctionnelle porte une affection aux vieux touchante. Entre les parents émigrés adultères, le départ de l’ami pour l’armée, le harcèlement, le deuil, les coups, l’alcool, le poids générationel de la Shoah, le déclassement social, la menace du Sida, on a un exemple type de vie de merde transcendé par la littérature, la musique, la solidarité, la foi dans l’autre. Alors oui, c’est ardu, mais c’est beau.