Buendía deduce que las torturas que realizan a las chicas no son sistemáticas, parecen dirigidas y el que más paga, más derechos tiene. Además, Casto advierte a Elena que tenga cuidado con sus superiores; han detenido a Nahin y eso no les va a gustar. El comisario Rentero le pide que se centre en buscar a Aurora. Buendía rebusca en los archivos de prensa del año 91 y localiza el caso de tres menores fugados de un orfanato, encontrados muertos y sin pulgares. Interroga a Casto y concreta que la historia no se repite, sino que continúa. Una estrategia de dominación que viene de antes. La BAC está muy divida. El mal rollo se deja sentir, pero Elena no está dispuesta a detenerse. Además, consigue una pista que Casto le brinda antes de irse.
Les fans de thriller et d’histoire macabre auront de quoi satisfaire leur passion sérielle avec La Novia Gitana dont la première saison est disponible sur Canal+. La fiction se concentre sur Elena Blanco, une inspectrice retorse appartenant à la police de Madrid, et son équipe que l’on rencontre alors qu’ils se rendent sur une scène de crime. La victime, une jeune femme issue de la communauté gitane qui célébrait son enterrement de vie de jeune fille, est retrouvée endossant une robe de mariée et le visage défiguré par des stigmates de torture qui rappellent ceux infligés à sa sœur retrouvée six ans plus tôt, au cœur de la même mise en scène. Des similitudes qui laissent pantoise l’inspectrice puisque le coupable du premier meurtre croupi en prison. A-t-elle affaire à un copycat ? À une erreur judiciaire ? Entre vengeance personnelle et machination machiavélique, les policiers plongent dans une enquête qui va révéler une vérité terrifiante.
Si La Novia Gitana a pu voir le jour en tant que série, c’est grâce au livre éponyme, premier tome d’une trilogie espagnole de thrillers imaginée par Carmen Mola. Un nom, ou plutôt, un pseudonyme qui a fait l’objet de nombreuses suppositions quant à la véritable identité de l’auteure. Un mystère littéraire qui n’est pas sans rappeler celui d’Elena Ferrante dont le vrai état civil se cache encore derrière un gros point d’interrogation. Pour autant, en 2021, le voile est levé et derrière Carmen Mola se cachent en réalité trois hommes : Jorge Díaz, Agustín Martínez et Antonio Santos Mercero, ce dernier ayant supervisé l’écriture des huit chapitres que compte cette première saison de La Novia Gitana. Des coulisses passionnantes qui trouvent un prolongement tout aussi prenant dans cette adaptation télé à voir sur Canal+. Un polar espagnol qui happe habilement le téléspectateur dès sa première scène et l’entraîne dans un univers sombre jalonné de meurtres, de sévices sexuels et de violence. Un univers que l’on découvre à travers le personnage d’Elena Blanco (Nerea Barros), une enquêtrice énigmatique, figure de proue de la trilogie, qui ne vit que pour retrouver son fils, Lucas, disparu quelques années auparavant. À ses côtés, une équipe aussi disparate qu'efficace composée de la nouvelle recrue Zárate (Ignacio Montes) qui va parvenir à fissurer la carapace d'Elena, de Chesca (Lucía Martín Abello), Mariajo (Mona Martinez) et Rodrigo Orduño (Vicente Romero Sanchez).
La Novia Gitana est une série maîtrisée et intelligente qui n’offre aucun temps mort tout en évitant le piège de la précipitation ou de l’ellipse narrative. Une fiction espagnole captivante qui nous montre une facette différente de la communauté gitane, souvent dépeinte de manière négative. En outre, on ne peut éprouver qu’une profonde empathie pour les parents des deux sœurs, interprétés par Moreno Borja et Mónica Estarreado, terrassés par le chagrin et la crainte de voir leur cadette subir le même sort que ses aînées. Extrêmement bien menés, les huit chapitres de cette première saison se concluent de manière à tisser un fil conducteur avec les épisodes suivants, une seconde saison nommée Le Réseau pourpre qui met de nouveau en scène Elena Blanco.