Épisode 3 : Toujours victime des agressions de Johnno, Mark se tourne vers le chef d'un gang de la prison pour obtenir sa protection. On le met à l'épreuve en lui demandant de se battre. Le fils d'Eric apprend comment son père a obtenu sa sécurité et que cela lui risque d'autres ennuis dans sa prison.
Épisode 4 : Après avoir assisté aux funérailles de son père par vidéo, Mark retourne en prison. Son comportement exemplaire lui vaut d'intervenir lors d'un séminaire sur la réhabilitation. Quand le chef de gang de la prison lui demande de récupérer de la drogue, Mark refuse. Cela lui vaut d'être passé à tabac.
Si la première saison de la fiction britannique Time se concentrait sur l’arrivée en prison de Mark, un professeur, obligé rapidement de s’adapter aux règles violentes et injustes de l’univers carcéral, la suite de cette série d’anthologie nous fait découvrir le quotidien de trois Prisonnières, fraîchement débarquées à la prison pour femmes de Carlingford. Orla est une mère de famille célibataire, prête à tout, même avoir recours à des procédés illégaux, pour offrir à ses enfants le confort minimum pour vivre. Kelsey est une jeune addict enceinte bien peu décidée à arrêter sa consommation de drogue, qui appréhende sa grossesse comme l’unique moyen d’obtenir une remise de peine. Enfin, Abi cache sous ses airs tranquilles un crime très lourd. Trois femmes, trois destins stoppés en plein vol, qui vont chacune trouver chez les deux autres, le refuge nécessaire pour survivre à leur incarcération.
Pendant bien plus sombre d’Orange is The New Black, la saison 2 de Time, Prisonnières, présente néanmoins un point commun avec la série de Netflix : elle aussi met en scène des personnages éclectiques qui ne se seraient sans doute jamais croisés dans la vie réelle. Jodie Whittaker (Treizième version du Dr Who) incarne une mère essayent de se débattre tant bien que mal avec une vie qui ne lui a jamais fait de cadeaux. Ne pouvant compter que sur elle-même, elle enchaîne les fraudes pour offrir à ses enfants le minimum vital. Et si d’aucuns argumenteraient – et à juste titre – que la loi est la loi, on ne peut s’empêcher de compatir avec cette guerrière du quotidien. Kelsey, elle, est une jeune femme qui se bat contre des démons bien trop puissants pour qu’elle puisse se sortir seule de sa maladie. Un personnage qui pourrait aisément être détestable, sauvé par l’apparence enfantine de Bella Ramsey (Game of Thrones, The Last of Us) et le désespoir palpable d’une addict qui ne voit, dans l’enfermement, qu’un sevrage forcé auquel elle n’est pas prête. Mais c’est sans doute Abi (excellente Tamara Lawrance) qui reflète le plus cette volonté de Time – Prisonnières de repousser un manichéisme qui aurait été trop facile. Surnommée la « tueuse d’enfants », cette criminelle d’apparence impassible va faire preuve d'une bienveillance inattendue en prenant sous son aile ses deux compagnes de cellule, pleinement consciente qu’elle seule peut les protéger des sévices qu’elles pourraient subir des autres détenues.
Des sévices par ailleurs, nullement édulcorés. Si Orla, Kelsey et Abi sont dessinées avec de nombre de nuances, la tension qui règne dans la prison et la violence latente sont présentées avec un réalisme qui ne s’estompe jamais. Une brutalité ambiante qui vient contrecarrer la sérénité éphémère qui règne dans la cellule des trois femmes. Un havre de paix instable, mais suffisamment protecteur pour que les trois femmes puissent trouver un semblant de lumière dans un environnement particulièrement obscur.
Commentaires (5)
C'est vraiment aberrant qu'on mette encore à notre époque dans les mêmes prisons des personnes condamnées à perpétuité et d'autres à quelques années.
EXCELLENTE SERIE! un moment fort, réaliste les series de la BBC sont des valeurs sures dans le choix d acteurs, de scenario....je le conseille
Très émouvant !!! C’était très intéressant d’explorer d’autres approches de la prison, ainsi que la rédemption d’un homme. C’était magique ! Simple mais très efficace. Bravo à la BBC encore une fois 😉
Une mini série de qualité comme souvent avec BBC. Sean Bean est impeccable tout comme Stephen Graham. Ta-ra 😉
Très émouvant. Le dénouement est prévisible mais il est déchirant. J'ai pris mon pied avec le duo Sean Bean - Stephen Graham, c'est le moins que l'on puisse dire.