Alors que Global Invest présente ses comptes aux
actionnaires, Fenger s’en prend violemment à Jana qui s’est engagée, contre ses instructions, à livrer en seulement quatre semaines le dossier fiancier pour «Leipzig 2025». Épuisée par des jours de travail acharné, Jana se rend au nouveau rendez-vous que lui a fixé Christelle Leblanc dans un hôtel. Cette dernière, qui s’étonne de son absence, la trouve inanimée dans le couloir. Touchée par la sollicitude
que lui manifeste son aînée, la jeune femme oublie
ses scrupules et lui confi la manière dont Deutsche Global Invest fait disparaître les pertes de son bilan…
Le thriller financier est un genre éminemment cinématographique. Après Wall Street en 1987 et Le Loup de Wall Street en 2013, on a eu le droit à des films traitant de la crise des subprimes, comme le fantastique Margin Call et le très pop The Big Short de Adam McKay. Mais à la télévision, le genre se fait plus discret avec cependant des productions notables comme Billions, Bad Banks ou encore Succession. La situation est peut-être sur le point de changer avec Devils, la dernière co-production européenne entre Orange Studio, Lux Vide et la chaine Sky Italia.
La série est adaptée de best-seller Diovali de Guido Maria Bera et raconte l’histoire d’un trader d’origine italienne, Massimo Ruggiero, travaillant pour une banque d’investissement américaine basée à Londres. Alors qu’il convoite la position de vice-président, la mort suspecte d’un de ses collègues va poser tous les soupçons sur lui et son ambition dévorante. Il devra compter sur la confiance de son mentor et supérieur, Dominic Morgan (Patrick Dempsey), pour élucider ce complot sur fond de crise économique.
Car Devils se déroule en 2011 alors que le monde se remet à peine de la crise des subprimes de 2008 et que des pays comme la Grèce sont au plus bas de leur santé économique. S’il semblait de prime abord que la série n’allait exploiter ces thématiques qu’en surface au profit du thriller, ce n’est pas le cas : elle aborde frontalement l’impact du trading des banques d’investissements dans l’équilibre économique mondial. Chaque épisode se focalise, au travers des flashbacks, sur un pan de cette crise au long court, comme la récession de la Grèce ou bien le scandale des PIGS, cet acronyme utilisé en 2008 par les médias anglo-saxons pour désigner des pays à la faible santé financière.
Commentaires
L'argent fait-il le bonheur ? Quoi qu'en dit le milliardaire malgré lui, il y contribue. Sinon les travailleurs pauvres ne cumuleraient pas 2.5 boulots pour finir les fins de mois, frigo compris, et payer les écoles pas si gratuites que ça (je ne parle même pas des facultés) des enfants ... bref, le simplisme n'est pas un argument pour vivre avec simplicité (qui lui est un ingrédient au bonheur). Le compagnon du personnage principal commence à trouver le temps long et ça se comprend...