Sidonie angoisse un peu à l'approche de sa prise d'habit et confie ses inquiétudes à Cassidy. Elle redoute notamment que sa soeur ne vienne pas. Les filles sont allées voir la police pour porter plainte après les menaces reçues lors de leur live, mais les forces de l'ordre ne peuvent rien faire pour le moment. Elles avertissent les autres pensionnaires et décident de monter la garde pour plus de sécurité...
Pécheresses, diffusée dès le 3 mars sur Cine+ OCS, chaque mardi à 20h50 avec deux épisodes par soirée, et disponible à la demande sur l'app Canal+, s’impose comme l’une des créations françaises les plus vibrantes de ce début d’année.
Créée, écrite et réalisée par Charlotte Sanson, déjà saluée pour Les 7 vies de Léa, la série déroule en six épisodes de 26 minutes une “sitcom punk” à la lisière du cartoon, nourrie de souvenirs personnels et d’une observation très fine de la jeunesse contemporaine. On y suit Cassidy, 17 ans, interprétée par Léonie Dahan-Lamort — Prix Jeune Espoir ADAMI au Festival de la fiction de La Rochelle 2025 — envoyée dans un internat catholique après avoir posté des vidéos sur un site de camgirls alors qu’elle est mineure. Ce qui devait être une punition devient peu à peu un laboratoire d’affirmation de soi.
Le décor n’a rien d’une invention fantaisiste. Ces foyers tenus par des religieuses existent encore dans plusieurs villes universitaires françaises. Loyer modique, repas inclus, mixité sociale réelle, atmosphère studieuse… mais aussi règles strictes : pas d’alcool, pas de garçons, pas d’Internet après 20h. Autant d’interdits qui, à l’âge des possibles, prennent des allures de défi. Charlotte Sanson y a elle-même vécu à 18 ans. De cette expérience, elle garde le souvenir d’une communauté féminine puissante, d’une amitié fondatrice. Vingt ans plus tard, elle transpose cette matière intime à l’écran, en y injectant les enjeux d’aujourd’hui : Twitch, les communautés en ligne, les liens parasociaux, mais aussi le harcèlement et la violence numérique.