En 2006, Cleve Jones, figure majeure du mouvement gay américain, revient au cours d'une interview sur son parcours et celui de ses camarades de lutte. En 1972, le jeune Cleve, actif dans la lutte contre la guerre du Vietnam, décide de quitter son Arizona natal pour vivre sa vie à San Francisco. Roma Guy, de son côté, membre des Corps de la Paix au Togo, rentre aux Etats-Unis, décidée à lutter pour les droits des femmes, mais laissant derrière elle son amante. Ken Jones, un soldat noir de la Navy, est envoyé à San Fransisco par ses supérieurs, qui le surveillent de près...
Adaptée de la non-fiction de Jon Krakauer (de nombreuses fois adapté comme avec Into the Wild), Sur ordre de Dieu présente le meurtre violent en 1984 d’une jeune mère et de sa fille appartenant à la communauté mormone en plein Utah où elle est la plus concentrée. Cette histoire elle-même est donc un fait divers, mais la série a créé un personnage fictif, Jeb Pyre, qui sert de fil rouge et dont la foi va être testée. Ce croyant en question est commissaire de police (Andrew Garfield), mormon de confession et engagé dans la communauté, et va enquêter sur ce fameux meurtre (la mère étant campée par Daisy Edgar-Jones de Normal People). Pour remettre en situation, les saints des derniers jours (latter days saints alias LDS en anglais) ont des dogmes propres à eux et sont très pieux et se sont rassemblés autour de Salt Lake City. Avec Sur ordre de Dieu, Disney+ va mettre à mal l’image de ces croyants.
La mini-série en sept épisodes de Dustin Lance Black (When We Rise) présente un montage qui veut renforcer la remise en question de sa foi, étant lui-même un ancien membre de la communauté. Entre des scènes historiques sur des moments de l’histoire mormone, la vie passée de la victime et le présent de l’enquête, ces trois lignes temporelles montrent une évolution de la foi. Elles sont d’autant plus fortes que le binôme policier de Jeb est avec un inspecteur d’origine indienne qui a un lien direct avec l’arrivée des Mormons dans l’Utah. C’est vrai qu’en lisant le livre ou en regardant la série, il est difficile de repérer le côté positif de la foi mormone, ce qui est par ailleurs critiqué par la communauté. Pourtant, le seul être qui semble sensé dans tout le lot pourrait se résumer au personnage d’Andrew Garfield qui est plus que testé. La quête spirituelle n’aura jamais été liée à une enquête criminelle.
Côté casting il n’y a aucun faux pas. Andrew Garfield dans le rôle principal possède cette innocence qui en fait un homme de foi vrai. Sa femme est campée par Adelaide Clemens, cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vue au niveau de Rectify. Et bien entendu, Daisy Edgar-Jones peut enfin montrer toute la palette de son jeu dans un rôle plus expressif.
Commentaires (2)
C'est dommage parce que ce premier épisode est très réussi et le fait de ne pas se centraliser sur un seul personnage permet de suivre différentes problématiques.
Je n'ai pas encore vu l'épisode mais l'audience est une cata. Heureusement que la chaîne diffuse la série en l'espace de 4 jours sinon elle aurait disparue le lendemain.