En 1977, Cleve et ses amis organisent eux-mêmes la protection des homosexuels, molestés dans les rues. Il est devenu une figure locale et tient tête aux policiers, tout en soutenant Harvey Milk, qui brigue un poste de superviseur. Roma a une discussion avec sa mère, inquiète pour son avenir. Au bâtiment des femmes, Diane propose d'installer une nurserie dans la chambre inoccupée...
Adaptée de la non-fiction de Jon Krakauer (de nombreuses fois adapté comme avec Into the Wild), Sur ordre de Dieu présente le meurtre violent en 1984 d’une jeune mère et de sa fille appartenant à la communauté mormone en plein Utah où elle est la plus concentrée. Cette histoire elle-même est donc un fait divers, mais la série a créé un personnage fictif, Jeb Pyre, qui sert de fil rouge et dont la foi va être testée. Ce croyant en question est commissaire de police (Andrew Garfield), mormon de confession et engagé dans la communauté, et va enquêter sur ce fameux meurtre (la mère étant campée par Daisy Edgar-Jones de Normal People). Pour remettre en situation, les saints des derniers jours (latter days saints alias LDS en anglais) ont des dogmes propres à eux et sont très pieux et se sont rassemblés autour de Salt Lake City. Avec Sur ordre de Dieu, Disney+ va mettre à mal l’image de ces croyants.
La mini-série en sept épisodes de Dustin Lance Black (When We Rise) présente un montage qui veut renforcer la remise en question de sa foi, étant lui-même un ancien membre de la communauté. Entre des scènes historiques sur des moments de l’histoire mormone, la vie passée de la victime et le présent de l’enquête, ces trois lignes temporelles montrent une évolution de la foi. Elles sont d’autant plus fortes que le binôme policier de Jeb est avec un inspecteur d’origine indienne qui a un lien direct avec l’arrivée des Mormons dans l’Utah. C’est vrai qu’en lisant le livre ou en regardant la série, il est difficile de repérer le côté positif de la foi mormone, ce qui est par ailleurs critiqué par la communauté. Pourtant, le seul être qui semble sensé dans tout le lot pourrait se résumer au personnage d’Andrew Garfield qui est plus que testé. La quête spirituelle n’aura jamais été liée à une enquête criminelle.
Côté casting il n’y a aucun faux pas. Andrew Garfield dans le rôle principal possède cette innocence qui en fait un homme de foi vrai. Sa femme est campée par Adelaide Clemens, cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vue au niveau de Rectify. Et bien entendu, Daisy Edgar-Jones peut enfin montrer toute la palette de son jeu dans un rôle plus expressif.
Commentaires
Cet épisode est intense. La façon dont est traitée le VIH est tellement humaine et personnelle. Une très belle série et très importante qui malheureusement n'a pas l'air de rencontrer son public.