Victor tente de convaincre Romane de suivre son plan afin de revenir en arrière.
Bienvenue à Bugarach, petite ville d’Occitanie d’apparence tranquille ! Mais dans la série éponyme disponible sur france.tv, cette commune cache bien des secrets, notamment celui d’abriter un vortex permettant de voyager d’une réalité à une autre. Un passage qui chamboule drastiquement l’existence de Justine, Tessa et Will mais surtout d’Émilie, qui voit là l’opportunité de modifier la trajectoire dramatique de sa vie et, surtout, d’éclaircir le mystère entourant la disparition suspecte de son père dans un accident d’hélicoptère. À moins que ce passage n’ait une utilité plus grande : celui de sauver la ville d’une catastrophe écologique qui pourrait bien être ravagée par le forage « révolutionnaire » du gaz de schiste présent en masse dans la zone.
Avis aux fans de fictions fantastiques à la Sliders, voici Bugarach, une série qui nous plonge, elle aussi, dans des réalités parallèles ! Avec un groupe d'ados qui n'est pas sans faire penser à Parallèles, mais à l’antipode d’un Quinn Mallory, les quatre héros de la série font preuve d’un scepticisme qui va les pousser à chercher des réponses quant à cet étrange vortex mais surtout à en comprendre son fonctionnement. Une décision scénaristique particulièrement rafraîchissante, compte tenu de la jeunesse des protagonistes qui auraient pu facilement être dépeints comme des inconscients puérils. Pour autant, on comprend sans mal leur fascination pour ces réalités parallèles, différentes à chaque saut, mais toujours plus belles que leur « vraie » vie.
L’autre grand atout de cette mini-série française disponible sur france.tv est son rythme. Grâce à un montage très intelligent, nous sommes plongés dès les premières secondes dans le quotidien d’Émilie (Marilyn Lima) et de ses amis, Tessa (Lisa Do Couto Teixeira), brillante et très sûre d’elle, Justine (Lula Cotton-Frapier) timide et crédule et enfin Will (Matthieu Carle), un passionné de jeux vidéo serviable et sensible. Un rythme rapide, parfaitement adapté au format de 26 minutes de chacun des huit épisodes qui permet, en outre, de faire avancer la narration de manière fluide et sans réel temps mort. Une narration maîtrisée qui sème çà et là des indices subtils sur le futur de Bugarach qui sera intrinsèquement lié à l’impitoyable Nathan Muller (Jeremy Banster) et au risque environnemental, potentiellement dramatique, auquel il expose les habitants de la ville. Une fiction française moderne et rondement menée dans laquelle on se laisse facilement happer, que l’on soit avide de mystère, particulièrement sensible aux sujets de l’écologie ou tout simplement vorace de séries surnaturelles.
Commentaires (4)
Bon, pour le moment, ça étire pas mal de scènes sans intérêt avec des bavardages qui n’apportent rien sinon préciser que les parents sont des salauds, globalement, et que les 4 héros sont perdus. Mais ça marche pas si mal et surtout, la fin est prometteuse !
Ce saut dans le temps est bien vu. L'intrigue peut vraiment devenir intéressante. Pour le moment c'est bien prenant.
Le père de la petite sœur de Romane c'est vraiment un enfoiré de première. J'ai du mal à accrocher avec le nouveau Victor. D'ailleurs ses parents c'est vraiment des mauvais parents punaise, un de leur fils disparaît et au lieu de soutenir et profiter à fond de l'autre, ils l'envoient dans un pensionnat loin.. Pff!
Pour l'instant la seule chose qui ne tient pas debout c'est la coupe de Victor en ado/jeune adulte 😆