Incredible, unstoppable titan of terror!
Il s'agit d'un remontage du premier Godzilla pour le marché américain. Ce second montage minimise l’implication des essais nucléaires américains dans la création du monstre Des bateaux disparaissent mystérieusement sur les côtes du Japon. Steve Martin, un reporter américain, décide d'enquêter sur l’affaire. Au même moment, les insulaires de la petite île Odo redoutent la colère de Godzilla, un monstre marin vénéré depuis des temps immémoriaux. Leur village est complètement détruit. Le professeur Yamane découvre des traces de radioactivité dans le sol et en conclut que le monstre a été irradié par l'arme atomique...
Commentaires
Après le succès de Godzilla en 1954, le producteur américain Edmund Goldman racheta les droits pour adapter le film au marché américain. Son idée : doubler le film en anglais, supprimer et ajouter des scènes, et intégrer un Occidental, persuadé que le public américain ne s’intéresserait pas à des acteurs asiatiques. Raymond Burr fut engagé pour jouer dans un film déjà existant, et le réalisateur Terry O. Morse créa un nouveau scénario combinant les scènes originales et les séquences avec Burr. Les acteurs principaux furent doublés en anglais, mais le reste du casting conserva ses voix originales, avec des sous-titres qui racontaient souvent autre chose que le dialogue japonais. Le doublage fut fait en seulement cinq heures, et Raymond Burr tourna toutes ses scènes en une seule journée. En France, c’est cette version américaine qui fut diffusée jusqu’en 1997, date à laquelle la version originale japonaise de 1954 devint disponible. Les Américains réutilisèrent la même méthode en 1985 pour Godzilla 1985, intégrant Burr dans le remake du Retour de Godzilla, mais seulement pour le marché américain. Cette version américaine supprime tout l’arc narratif de Serizawa et la peur nucléaire, notamment les mentions de radiations et le contexte d’Hiroshima, dénaturant ainsi le film. Godzilla, King of the Monsters raconte une toute autre histoire centrée sur un Occidental arrivé par hasard, réussissant une prouesse technique pour l’époque mais perdant l’âme et la force du film original.