Autour d’un contrat de ventes d’armes entre l’Algérie et l’Allemagne, espions, membres du gouvernement, lobbyistes et militants intriguent et se déchirent.
D'après le roman d'Oliver Bottini "Ein paar Tage Licht" (Paix à leurs armes)
Un Prophète, Création Originale CANAL+, est diffusée en exclusivité sur CANAL+ à partir du 2 mars 2026, chaque lundi à 21h00 avec deux épisodes pour le lancement puis un par soirée, et disponible sur l’app CANAL+.
Présentée à la Mostra de Venise où elle a reçu un accueil enthousiaste, la série s’attaque à un monument du cinéma français : le film de Jacques Audiard, Grand Prix du Jury à Cannes en 2009 et multi-césarisé en 2010. Mais il ne s’agit ni d’un simple remake, ni d’une relecture nostalgique. Les scénaristes Abdel Raouf Dafri (Mesrine : L'Instinct de mort, Alger Confidentiel) et Nicolas Peufaillit (Les Orphelins, Les Enfants de Timpelbach), déjà à l’œuvre sur le long métrage, proposent ici une variation contemporaine sur la violence sociale et le racisme, en interrogeant frontalement la France des années 2020.
Le nouveau Malik n’est plus un jeune homme d’origine maghrébine comme dans le film, mais un Mahorais déraciné, arrivé en métropole comme mule malgré lui. Après avoir miraculeusement survécu à l’effondrement d’un immeuble à Marseille, il est incarcéré aux Baumettes. Frêle, isolé, sans repères, il doit rapidement comprendre les règles d’un univers où la hiérarchie s’impose par la force. Ce parcours initiatique, incarné avec intensité par Mamadou Sidibé, constitue le cœur battant de la série : observer, apprendre, encaisser, frapper au bon moment. L’ascension de Malik devient celle d’un homme façonné par l’enfermement, jusqu’à devenir une figure presque prophétique pour les siens.
Commentaires (4)
J’ai visionné un extrait du premier épisode de la série, Alger confidentiel, et j'ai dû m'arrêter, écœuré. Cette production n'est rien d'autre qu'une dangereuse propagande franco-allemande. En se focalisant sur des activistes basés à l'étranger, la série suggère une influence étrangère du hirac. C'est une insulte au peuple : le Hirak est un soulèvement spontané, authentique et sans leadership unique, porté par des millions d'Algériens avec des revendications purement locales. Les mouvements basés à l'étranger (Rachad, MAK, Amir DZ et compagnie) n'ont fait que tenter de récupérer le mouvement, ils n'en sont pas les instigateurs. La série alimente le récit d'une continuité d'un système mafieux, alors que la réalité montre une rupture nette avec l'ère Bouteflika. Vouloir ignorer la fin de la « Issaba » et les changements structurels en cours est un choix politique délibéré de la part des producteurs. C’est une propagande simpliste et de mauvaise qualité. Il suffit de 15 minutes de visionnage pour comprendre les enjeux et le regard biaisé de cette fiction qui sort à un moment de tension diplomatique.
Les acteurs ne sont pas tous au même standing;certains répondent présent,d'autres ne sont pas assez crédibles,que ce soit dans leurs tons ou dans leurs débits qui font un peu sitcom parfois.Le scénario manque de clarté,un peu confus pour moi.Certains personnages sont défaillants sur leurs floquages:j'ai mis un peu de temps à savoir qui est qui,et je n'ai même pas identifié tout le monde en vrai.Ken Duken n'est pas suffisamment à l'aise en français (je ne critique pas,juste je constate),et ça pèse sur son jeu.Pas mal de scènes sont privées d'ondes de choc,ce qui fait que j'ai des difficultés à être happé par la série.Et puis certaines voix sont trop faiblement retranscrites,c'est relou,j'devais monter le son fort.Bon,j'ai plus envie de poursuivre,j'm'arrache au début du 3ème chapitre.
Il manque un je-ne-sais-quoi pour que la mayonnaise prend bien. L'histoire est originale sans casser des briques, l'interprétation est correcte. La mise en scène pourrait être être un peu plus originale. Peut-être que c'est un ensemble d'à-peu-près dans tous les domaines qui fait qu'il manque cette petite étincelle pour qu'elle sorte du lot.
le 17 Février sur Arte ! trailer ! https://www.youtube.com/watch?v=92KKcj7fqJ4