Autour d’un contrat de ventes d’armes entre l’Algérie et l’Allemagne, espions, membres du gouvernement, lobbyistes et militants intriguent et se déchirent.
D'après le roman d'Oliver Bottini "Ein paar Tage Licht" (Paix à leurs armes)
Adaptée du roman Paix à leurs armes d’Oliver Bottini qu’on vous avait mentionné à l’occasion de Marseille Séries Stories, Alger Confidentiel est une série créée par Abdel Raouf Dafri, scénariste d’Un prophète et de Mesrine. La co-production franco-allemande est disponible sur Arte, qui étoffe son catalogue d'une série noire. Frédéric Jardin est derrière la caméra et on retrouve l’ambiance thriller de Braquo ou encore d’Engrenages. Arte propose une série à la française sur la corruption avec en plus un regard sur les rapports entre l’Algérie et la France.
2018 à Alger, un vendeur d’armes allemand est enlevé. Est envoyé sur place un responsable de la sécurité à l’ambassade d’Alger, ancien policier, qui va mener l’enquête. Sur place, il retrouve une romance avec une jeune juge d’instruction algérienne qui se retrouve trempée dans des affaires louches.
Si l’écriture et l’histoire pêchent parfois, il faut reconnaître que les décors sont assez originaux. On n’a pas l’habitude d’avoir des séries françaises à Alger. Cela permet de traiter des sujets propres au pays en passant par la religion et le système politique sans oublier les tracas plus personnels des protagonistes.
Commentaires (4)
J’ai visionné un extrait du premier épisode de la série, Alger confidentiel, et j'ai dû m'arrêter, écœuré. Cette production n'est rien d'autre qu'une dangereuse propagande franco-allemande. En se focalisant sur des activistes basés à l'étranger, la série suggère une influence étrangère du hirac. C'est une insulte au peuple : le Hirak est un soulèvement spontané, authentique et sans leadership unique, porté par des millions d'Algériens avec des revendications purement locales. Les mouvements basés à l'étranger (Rachad, MAK, Amir DZ et compagnie) n'ont fait que tenter de récupérer le mouvement, ils n'en sont pas les instigateurs. La série alimente le récit d'une continuité d'un système mafieux, alors que la réalité montre une rupture nette avec l'ère Bouteflika. Vouloir ignorer la fin de la « Issaba » et les changements structurels en cours est un choix politique délibéré de la part des producteurs. C’est une propagande simpliste et de mauvaise qualité. Il suffit de 15 minutes de visionnage pour comprendre les enjeux et le regard biaisé de cette fiction qui sort à un moment de tension diplomatique.
Les acteurs ne sont pas tous au même standing;certains répondent présent,d'autres ne sont pas assez crédibles,que ce soit dans leurs tons ou dans leurs débits qui font un peu sitcom parfois.Le scénario manque de clarté,un peu confus pour moi.Certains personnages sont défaillants sur leurs floquages:j'ai mis un peu de temps à savoir qui est qui,et je n'ai même pas identifié tout le monde en vrai.Ken Duken n'est pas suffisamment à l'aise en français (je ne critique pas,juste je constate),et ça pèse sur son jeu.Pas mal de scènes sont privées d'ondes de choc,ce qui fait que j'ai des difficultés à être happé par la série.Et puis certaines voix sont trop faiblement retranscrites,c'est relou,j'devais monter le son fort.Bon,j'ai plus envie de poursuivre,j'm'arrache au début du 3ème chapitre.
Il manque un je-ne-sais-quoi pour que la mayonnaise prend bien. L'histoire est originale sans casser des briques, l'interprétation est correcte. La mise en scène pourrait être être un peu plus originale. Peut-être que c'est un ensemble d'à-peu-près dans tous les domaines qui fait qu'il manque cette petite étincelle pour qu'elle sorte du lot.
le 17 Février sur Arte ! trailer ! https://www.youtube.com/watch?v=92KKcj7fqJ4