Mack et un nazi tentent de s'évader. Le père Mukada engage Sippel, un ancien détenu, comme assistant...
Un Prophète, Création Originale CANAL+, est diffusée en exclusivité sur CANAL+ à partir du 2 mars 2026, chaque lundi à 21h00 avec deux épisodes pour le lancement puis un par soirée, et disponible sur l’app CANAL+.
Présentée à la Mostra de Venise où elle a reçu un accueil enthousiaste, la série s’attaque à un monument du cinéma français : le film de Jacques Audiard, Grand Prix du Jury à Cannes en 2009 et multi-césarisé en 2010. Mais il ne s’agit ni d’un simple remake, ni d’une relecture nostalgique. Les scénaristes Abdel Raouf Dafri (Mesrine : L'Instinct de mort, Alger Confidentiel) et Nicolas Peufaillit (Les Orphelins, Les Enfants de Timpelbach), déjà à l’œuvre sur le long métrage, proposent ici une variation contemporaine sur la violence sociale et le racisme, en interrogeant frontalement la France des années 2020.
Le nouveau Malik n’est plus un jeune homme d’origine maghrébine comme dans le film, mais un Mahorais déraciné, arrivé en métropole comme mule malgré lui. Après avoir miraculeusement survécu à l’effondrement d’un immeuble à Marseille, il est incarcéré aux Baumettes. Frêle, isolé, sans repères, il doit rapidement comprendre les règles d’un univers où la hiérarchie s’impose par la force. Ce parcours initiatique, incarné avec intensité par Mamadou Sidibé, constitue le cœur battant de la série : observer, apprendre, encaisser, frapper au bon moment. L’ascension de Malik devient celle d’un homme façonné par l’enfermement, jusqu’à devenir une figure presque prophétique pour les siens.
Commentaires (9)
Mais quelle gifle !!! Mais quel niveau on vient d'atteindre avec ce final. Kareem Said est définitivement un personnage extraordinaire. Beetcher, O'reily, Hill et même Adebisi dans son genre. Certains ne seront pas d'accord avec moi et d'autres sûrement... Mais après avoir vu ce final, après avoir vu ces 2 premières saisons... Il y a dans dans mon cœur "The Wire", désormais "OZ"... Et les autres. J'en reviens toujours pas de cet épisode.
Ce final était particulièrement jouissif! L'heure est passée tellement vite mais en même temps il s'est passé tellement de choses entre la revanche de Schillinger, le passage à l'acte de Miguel, la décision de Kareem Saïd et j'en passe. Les leçons d'Augustus sont toujours aussi bonnes, j'espère qu'il ne va pas s'évader!
Super final !! Plus je regarde cette série et plus j'adore ! Je regrette d'avoir mis autant de temps à la regarder...
Super final! Moins violent que la première saison, mais aussi intense!
Quel final !
J'achève à l'instant cette deuxième saison et l'effet de la claque que j'ai pris dès le premier épisode de cette série n'est toujours pas passé. Oz est inqualifiable et, bien qu'une telle affirmation soit paradoxale ici, impossible à commenter. La densité de chaque épisode est remarquable et la réalisation en sert parfaitement le propos : après ce season finale, je me suis surpris à "rembobiner" l'épisode une fois le générique de fin tant je ne pouvais pas croire qu'un seul épisode venait de passer. Le constat est sans appel : on assiste en un épisode à autant d'évènements que dans une saison de The Walking Dead. Mais là où la série tire son épingle du jeu, c'est qu'elle alterne avec ces moments philosophiques durant lesquels le personnage de Augustus Hill (au passage, magistralement interprété par Harold Perrineau) brise sans vergogne le quatrième mur. Sans aucunement ralentir le rythme de l'épisode, ces passages énigmatiques permettent une appréciation en profondeur des évènements traités, au détour en plus d'un certain esthétisme de très bon goût. Tom Fontana a fait un travail de fou sur ce show, et le rattrapage intensif 15 ans après ne gâche en rien le plaisir tant chaque épisode fait partie d'un ensemble réfléchi. "All the pieces matter" dirait Lester Freamon dans un autre show.