Julien revient à Paris pour y rencontrer le père de Sophie Giroux, Remy. Il n’a jamais pardonné à Julien la mort de sa femme et la nonrésolution de l’affaire. En Allemagne, Alice est bouleversée par une dispute familiale. Elle demande de l’aide à son frère, Matthew. Un drame imprévu frappe à nouveau les Webster, ce qui semble porter un coup final au délitement de la famille. En Irak, Julien retrouve le déserteur de l’armée britannique qu’il recherchait, mais cette piste le ramène au point de départ en Allemagne. Julien et Stefan s’en sortiront-ils vivants ? À Eckhausen, Gemma met toute son énergie à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa fille, relevant ainsi un élément qui relancera les recherches pour retrouver Sophie. Mais cette dernière est-elle toujours détenue au même endroit ?
Avec Save Me, disponible sur arte.tv dès le 27 mars 2026, ARTE met en avant une série britannique en deux saisons qui transforme une enquête pour disparition en quête de rédemption. Créée, écrite et portée par Lennie James, la série suit Nelly Rowe, arrêté par la police et soupçonné d’avoir enlevé Jody, sa fille de 13 ans, alors même qu’il n’a plus de lien avec elle depuis des années. Pour prouver son innocence, il n’a plus qu’une option : la retrouver lui-même.
Sur le papier, Nelly n’a rien du héros traditionnel. Menteur, charmeur, opportuniste, souvent à côté de sa vie, il avance d’abord comme un homme usé, presque pathétique. C’est justement là que Save Me frappe fort : en faisant d’un anti-héros cabossé le centre émotionnel d’un récit sur la culpabilité, la filiation et la possibilité de se racheter. À mesure que l’étau se resserre, la série abandonne le simple whodunit pour plonger dans quelque chose de plus âpre, de plus humain, et parfois de franchement glaçant.
L’autre grande force de la série, c’est son casting. Lennie James, que les sériephiles connaissent aussi pour The Walking Dead et Fear the Walking Dead, compose un personnage inoubliable, à la fois brut, fébrile et obstiné. Face à lui, Suranne Jones, vue notamment dans Vigil, incarne une mère figée par la douleur et la colère. Stephen Graham, que l’on a pu voir dans A Thousand Blows ou Adolescence, apporte une intensité immédiate à Melon, ami de galère aussi trouble qu’attachant.