Au retour d’Alice dans leur foyer, les Webster peinent à faire face au traumatisme de leur fille. Alors que Matthew doit affronter une requête insupportable de sa soeur, les soupçons de Gemma sur ce qui est vraiment arrivé à sa fille ne font que grandir. La police militaire royale et la police allemande acceptent de faire enquête commune dans cette affaire pour retrouver la deuxième jeune fille. Au cours de la traque pour localiser le bunker désaffecté où était détenue Alice, Julien découvre un indice clé qui va orienter l’enquête vers un suspect local. Le reporter de guerre Stefan Andersson aide Julien à se rendre jusqu’à Azwya, en traversant une zone de conflits. Que vient faire Julien en Irak ? Parviendra t-il à rentrer chez lui sain et sauf ? Pendant ce temps, à Eckhausen, Gemma et Sam continuent de s’éloigner l’un de l’autre, alors que le sergent-chef britannique Eve Stone doit affronter la sénilité de son père.
Avec Save Me, disponible sur arte.tv dès le 27 mars 2026, ARTE met en avant une série britannique en deux saisons qui transforme une enquête pour disparition en quête de rédemption. Créée, écrite et portée par Lennie James, la série suit Nelly Rowe, arrêté par la police et soupçonné d’avoir enlevé Jody, sa fille de 13 ans, alors même qu’il n’a plus de lien avec elle depuis des années. Pour prouver son innocence, il n’a plus qu’une option : la retrouver lui-même.
Sur le papier, Nelly n’a rien du héros traditionnel. Menteur, charmeur, opportuniste, souvent à côté de sa vie, il avance d’abord comme un homme usé, presque pathétique. C’est justement là que Save Me frappe fort : en faisant d’un anti-héros cabossé le centre émotionnel d’un récit sur la culpabilité, la filiation et la possibilité de se racheter. À mesure que l’étau se resserre, la série abandonne le simple whodunit pour plonger dans quelque chose de plus âpre, de plus humain, et parfois de franchement glaçant.
L’autre grande force de la série, c’est son casting. Lennie James, que les sériephiles connaissent aussi pour The Walking Dead et Fear the Walking Dead, compose un personnage inoubliable, à la fois brut, fébrile et obstiné. Face à lui, Suranne Jones, vue notamment dans Vigil, incarne une mère figée par la douleur et la colère. Stephen Graham, que l’on a pu voir dans A Thousand Blows ou Adolescence, apporte une intensité immédiate à Melon, ami de galère aussi trouble qu’attachant.