Eckhausen 2014. Hospitalisé, Sam continue de repousser sa femme et son fils. Gemma se voit contrainte d’affronter seule la décomposition de sa famille, au moment où elle doit affronter une déclaration à la presse. Tout en parcourant des enregistrements vidéo de caméras de surveillance en compagnie de l’officier de police allemande, Jorn Lenhart, Julien découvre une connexion surprenante désignant un autre suspect principal. Julien et Stefan sont de retour à Erbil afin de remonter la piste qu’on leur a donnée et découvrent alors une vérité glaçante qui implique deux suspects en Allemagne. Aussi déterminée que désespérée, Gemma poursuit son enquête sur l’enlèvement de sa fille, avec l’aide d’Eve Stone. Elle se heurte à un obstacle insurmontable qui laisse penser que les crimes du kidnappeur d’Alice et de Sophie sont bien plus graves que ce qu’elle avait imaginé. Mais parviendra-t-elle à retrouver la jeune fille disparue à temps ?
Avec Save Me, disponible sur arte.tv dès le 27 mars 2026, ARTE met en avant une série britannique en deux saisons qui transforme une enquête pour disparition en quête de rédemption. Créée, écrite et portée par Lennie James, la série suit Nelly Rowe, arrêté par la police et soupçonné d’avoir enlevé Jody, sa fille de 13 ans, alors même qu’il n’a plus de lien avec elle depuis des années. Pour prouver son innocence, il n’a plus qu’une option : la retrouver lui-même.
Sur le papier, Nelly n’a rien du héros traditionnel. Menteur, charmeur, opportuniste, souvent à côté de sa vie, il avance d’abord comme un homme usé, presque pathétique. C’est justement là que Save Me frappe fort : en faisant d’un anti-héros cabossé le centre émotionnel d’un récit sur la culpabilité, la filiation et la possibilité de se racheter. À mesure que l’étau se resserre, la série abandonne le simple whodunit pour plonger dans quelque chose de plus âpre, de plus humain, et parfois de franchement glaçant.
L’autre grande force de la série, c’est son casting. Lennie James, que les sériephiles connaissent aussi pour The Walking Dead et Fear the Walking Dead, compose un personnage inoubliable, à la fois brut, fébrile et obstiné. Face à lui, Suranne Jones, vue notamment dans Vigil, incarne une mère figée par la douleur et la colère. Stephen Graham, que l’on a pu voir dans A Thousand Blows ou Adolescence, apporte une intensité immédiate à Melon, ami de galère aussi trouble qu’attachant.