Six mois ont passé. Un redoutable virus commence à s'attaquer aux robots humanoïdes, les transformant en véritables dangers publics. On déplore plusieurs morts et la suspicion gagne toute la société. La famille Engman doit s'assurer que ses deux hubots, Mimi et Vera, ne sont pas infectés. De son côté, Bea, hubote «libre», est réactivée après plusieurs mois à l'état de veille. Semant la mort sur son passage, elle se met en quête du code qui permettrait de libérer tous ses semblables. Jonas, l'ancien propriétaire du Hubot Market, défiguré dans un attentat, propose à Silas de l'associer pour monter le Hub Battle Land, un jeu de chasse aux hubots...
Présentée en compétition officielle au Festival de Télévision de Monte-Carlo, Vanguard (ou Stenbeck en version originale) signe l’une des propositions les plus ambitieuses de la sélection. La Suède ose enfin se confronter à l’un de ses personnages les plus fascinants et controversés : Jan Stenbeck avec Jakob Oftebro dans le rôle titre. Avec Vanguard, une mini-série en cinq épisodes coproduite par Viaplay et créée par Alex Haridi (scénariste sur Quickand ou Real Humans), le pays se plonge dans les méandres de la transformation numérique et médiatique des années 80-90… à travers les yeux d’un homme qui a tout changé.
Plutôt que de dérouler une biographie classique, Haridi a fait le choix de la narration par sauts temporels, façon The Crown. Chaque épisode se concentre sur une année clé (1977, 1981, 1983, 1987, 1991), avec ses enjeux politiques, économiques et surtout personnels. On entre dans la tête d’un personnage insaisissable, charismatique, parfois brutal, souvent génial, toujours en mouvement.
Ce choix donne à la série une dynamique très singulière : chaque épisode a sa propre atmosphère, son propre climax. Et même si certains faits ont dû être réarrangés (comme insérer une anecdote de 1983 dans l’épisode de 1981), l’ensemble reste fidèle à l’esprit du personnage. Tout ce qu’on voit à l’écran a bel et bien existé, même si parfois, les mots exacts ont dû être inventés.