Morgan pousse Park à voir d’autres femmes car elle a peur qu’il s’attache à elle alors que de toute évidence, c'est l'inverse. Il finit par fréquenter une interne en pédiatrie, au grand dam de Morgan. Lea et Shaun apprennent que le bébé est de sexe féminin. Le couple se fait renvoyer du cours de préparation à la naissance car Shaun contredit sans cesse la sage-femme qui l’anime et il ne peut s’empêcher de lister toutes les complications médicales possibles. Lea souhaite être accompagnée par une doula durant grossesse et l’accouchement, mais Shaun refuse car il veut être son seul soutien. Il finit par admettre ses points faibles et céder. Il prend au passage une petite leçon de féminisme. Asher, Morgan et Park soignent un lutteur de MMA. Venu aux urgences pour une contusion, il souffre en fait d’un cancer du sein, compliqué par la présence d’implants pectoraux.
Diffusée à l’origine sous le titre Scrotal Recall, Lovesick s’impose comme une comédie romantique générationnelle au ton délicieusement maladroit. Créée par Tom Edge, également à l’origine du thriller Vigil, la série suit Dylan, éternel romantique incapable de gérer ses émotions, qui découvre qu’il a contracté une infection sexuellement transmissible. Contraint de recontacter toutes ses ex pour les prévenir, il décide de procéder… par ordre alphabétique. Ce point de départ un brin potache sert surtout de fil rouge à une exploration plus large des sentiments, des regrets et de l’entrée parfois chaotique dans l’âge adulte.
À Glasgow, Dylan partage une coloc avec Evie et Luke, ses meilleurs amis, dans un quotidien rythmé par les soirées trop arrosées, les décisions discutables et les non-dits sentimentaux. Protégés des grandes difficultés matérielles, ces vingtenaires se heurtent surtout à leurs propres contradictions, incapables d’assumer ce qu’ils ressentent vraiment. Saison après saison, Lovesick dresse le portrait attachant d’une génération qui avance à tâtons, entre fuites émotionnelles, maladresses touchantes et prises de conscience tardives. Derrière l’humour parfois très british, la série aborde avec une vraie douceur le passage à l’âge adulte et la peur de s’engager.
La question centrale reste la même tout au long des trois saisons : Dylan et Evie réussiront-ils enfin à se dire qu’ils s’aiment ? En reprenant les codes classiques de la comédie romantique, la série les détourne avec une énergie rafraîchissante, alternant situations gênantes, dialogues ciselés et moments de sincérité désarmante. Chaque épisode éclaire un pan du passé sentimental de Dylan tout en faisant avancer, lentement mais sûrement, l’évolution de ce trio de colocs aussi attachants qu’auto-saboteurs.
Commentaires (2)
Je ne supporte tellement pas le couple Shaun / Lea
la beauté du dernier dialogue.