Quand de mystérieux événements modifient la trajectoire d'un bateau voguant vers New York en 1899, ses passagers se retrouvent au cœur d'une énigme des plus stupéfiantes.
C'est l'une des séries en compéition de cette 65e édition du Festival de Télévision de Monte-Carlo : Jones, mini-série policière portugaise en six épisodes, produite par Caracol Studios pour la chaîne publique RTP, est présentée cette année en compétition officielle pour les Nymphes d'Or.
Un whodunit à la Christie, avec une touche de surnaturel. Le point de départ est classique, presque délibérément : lors d'une somptueuse soirée dans un domaine de Sintra, une famille dysfonctionnelle se réunit pour célébrer des fiançailles et la nuit se termine par un meurtre, laissant une maison pleine de suspects. C'est sur ce terrain balisé du polar à énigme, ouvertement revendiqué comme un hommage à Agatha Christie, que la série installe sa singularité : l'inspecteur Oliver Jones, interprété par José Pimentão, prend l'affaire en main avec un avantage troublant il peut communiquer avec les morts.
Cette faculté n'est pas un simple gadget scénaristique. Elle devient le moteur dramatique de toute la série : Jones s'associe à Júlia, la victime de la soirée, pour résoudre son propre meurtre. Alors qu'ils naviguent dans une maison pleine de menteurs, la question reste entière : les morts peuvent-ils vraiment révéler la vérité, ou le détective ne fait-il que se parler à une voix intérieure ?