Les investigations sur le viol de Trish sont difficiles. Alec et Ellie interrogent le fabricant de fils de pêche de Broadchurch : Leo Humphries, 23 ans. Il gère l'entreprise familiale de 11 employés. Il était avec sa copine Danielle Lawrence le soir de l'agression de Trish. Maggie Radcliff, rédactrice en chef du journal local, apprend qu'elle devra désormais travailler depuis la maison mère. Elle est très contrariée de s'éloigner de la population pour laquelle elle oeuvre depuis des années. Le capitaine Alec Hardy veut faire une communication officielle sur l'agression de Trish et souhaite que cette dernière puisse enregistrer son témoignage. Beth Latimer doit la préparer. C'est au tour de Ian Winterman d'être interrogé. Séparé de Trish, il est venu à la soirée de Cathy Atwood en compagnie de Sarah Elsey, sa nouvelle compagne. Cette dernière a quitté la fête seule, assez vite, et a été reconduite chez elle par le chauffeur de taxi Clive Lucas. Ian refuse de se soumettre au test ADN. Trish est prête pour témoigner sous enregistrement, mais elle défend sa vie privée lorsque les enquêteurs veulent connaître l'identité de l'homme avec lequel elle a eu un rapport sexuel consenti le matin du drame. Peu après, elle reçoit un texto menaçant...
Avec Save Me, disponible sur arte.tv dès le 27 mars 2026, ARTE met en avant une série britannique en deux saisons qui transforme une enquête pour disparition en quête de rédemption. Créée, écrite et portée par Lennie James, la série suit Nelly Rowe, arrêté par la police et soupçonné d’avoir enlevé Jody, sa fille de 13 ans, alors même qu’il n’a plus de lien avec elle depuis des années. Pour prouver son innocence, il n’a plus qu’une option : la retrouver lui-même.
Sur le papier, Nelly n’a rien du héros traditionnel. Menteur, charmeur, opportuniste, souvent à côté de sa vie, il avance d’abord comme un homme usé, presque pathétique. C’est justement là que Save Me frappe fort : en faisant d’un anti-héros cabossé le centre émotionnel d’un récit sur la culpabilité, la filiation et la possibilité de se racheter. À mesure que l’étau se resserre, la série abandonne le simple whodunit pour plonger dans quelque chose de plus âpre, de plus humain, et parfois de franchement glaçant.
L’autre grande force de la série, c’est son casting. Lennie James, que les sériephiles connaissent aussi pour The Walking Dead et Fear the Walking Dead, compose un personnage inoubliable, à la fois brut, fébrile et obstiné. Face à lui, Suranne Jones, vue notamment dans Vigil, incarne une mère figée par la douleur et la colère. Stephen Graham, que l’on a pu voir dans A Thousand Blows ou Adolescence, apporte une intensité immédiate à Melon, ami de galère aussi trouble qu’attachant.